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Environ 1,5 million de Québécois n'auraient pas un revenu suffisant pour bien vivre

Agence QMI

Entre 1,4 et 1,6 million de Québécois n'auraient pas un revenu suffisant pour leur permettre de vivre confortablement et dignement, a dénoncé l'Institut de recherche et d'informations socioéconomiques (IRIS) dans une note dévoilée mercredi.

Au début du mois, l'organisme de recherche campé à gauche avait dénoncé le fait que quelque 750 000 Québécois vivent sous le seuil de pauvreté, calculé en fonction de la capacité à se payer un panier de biens et services de base, défini par Statistique Canada.

Or, le nombre de Québécois vivant dans la pauvreté serait deux fois plus élevé si on se réfère au calcul du revenu viable, un outil développé par l'IRIS pour déterminer le revenu nécessaire pour «avoir accès à une vie digne, exempte de pauvreté».

L'organisme qui publie annuellement depuis 2016 le revenu viable nécessaire pour vivre confortablement dans sept villes québécoises n'avait jamais pu identifier combien de Québécois ne gagnaient pas ce montant minimal.

Pour 2020, l'IRIS estimait, au printemps dernier, que le revenu viable pour une personne seule oscille entre 24 083 $ à Saguenay et 32 682 $ à Sept-Îles. Il est de 27 409 $ à Québec et de 27 948 $ à Montréal.

Un parent seul avec un enfant en CPE aurait besoin d'un montant entre 35 882 $ et 44 240 $, tandis qu'un couple avec deux enfants en CPE aurait besoin de 57 900 $ à 66 036 $, selon leur ville.

Ainsi, un ainé de plus de 65 ans vivant seul et n'ayant accès qu'à la pension de la Sécurité de la vieillesse et au Supplément de revenu garanti reçoit moins de 20 000 $ et ne dispose pas d'un revenu viable, a donné en exemple l'IRIS.

«Pour réduire la pauvreté, on doit prioriser l’amélioration des revenus du cinquième le plus pauvre de la population. Malheureusement, on choisit plutôt de favoriser la concentration de la richesse en haut de l’échelle sociale», a fait savoir la chercheuse Eve-Lyne Couturier dans un communiqué.