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Frédérique Guay, une touche-à-tout comblée

Marie-Josée R. Roy | Agence QMI

PHOTO COURTOISIE, TVA Sports

Curieuse et passionnée de tout, Frédérique Guay est professionnellement comblée cet automne en étant à la fois affectée à couvrir, entre autres, les activités de l’Impact de Montréal à TVA Sports et lectrice de nouvelles le week-end à LCN.

Source supplémentaire d’excitation pour la journaliste : l’Impact poussera le ballon rond pour la première fois depuis 2016 en séries éliminatoires de la Major League Soccer (MLS), à compter de ce vendredi.

Frédérique Guay sera bien sûr aux premières loges avec ses collègues Frédéric Lord, Vincent Destouches et Hassoun Camara pour rendre compte des hauts faits des matchs à venir à TVA Sports, qui diffuse les séries de la MLS en exclusivité francophone.

«Ç’a tellement été une année compliquée et difficile pour toute l’équipe que, dans les circonstances, c’est assez impressionnant, commente en entrevue Frédérique Guay au sujet de l’Impact. C’est la première année de Thierry Henri à la barre de l’équipe; il a été beaucoup critiqué, mais reste qu’il a mené son équipe en séries pour la première fois en quatre ans.»

Sans se risquer au jeu des prédictions, l’observatrice juge que «tout peut arriver» pour la bande montréalaise dans l’étape qui s’amorce vendredi.

«Je ne les compte pas pour battus», analyse-t-elle.

Raconter l’horreur

En temps normal, cette année, Frédérique Guay aurait voyagé à travers les États-Unis avec l’Impact. Une certaine pandémie l’ayant contrainte à rester à la maison, la communicatrice a néanmoins eu la chance d’aborder un autre beau défi en s’installant au pupitre de chef d’antenne de LCN la fin de semaine.

Elle qui a précédemment touché à tout dans les studios de TVA Sports depuis l’ouverture de la chaîne, en 2011 – de la lecture de manchettes à la coanimation avec Dave Morissette, en passant par la couverture d’un peu tous les sports, dont le tennis, son grand dada – est également une ancienne étudiante en droit assidue de l’actualité générale, qui s’intéresse autant à la science qu’à la politique américaine.

«Ça me nourrit encore plus. J’ai vraiment l’impression d’avoir le meilleur des deux mondes, avec l’Impact et le sport d’un côté, et l’actualité de l’autre. Je suis stimulée à tous points de vue en ce moment», précise la native de Québec, qui a eu la lourde tâche de raconter l’horreur du drame du Vieux-Québec en ondes au lendemain de l’Halloween.

«C’était la première fois que je faisais une émission de type "breaking news". Ç’a été un apprentissage en accéléré, les informations entraient au compte-gouttes. C’était particulièrement troublant de faire le fil des événements et de décrire des endroits que je connais parfaitement, puisque j’ai habité deux fois plutôt qu’une dans le Vieux-Québec.»

Sans sexisme

Frédérique Guay, qui avait officié à RDS avant de déménager à TVA Sports, relate n’avoir jamais rencontré de difficulté à se tailler une place dans son milieu de travail parce qu’elle est une femme. Plus tôt cette semaine, l’ex-journaliste et animatrice Danielle Rainville, première femme au Québec à avoir animé une émission de radio sportive, confiait à l’antenne de TVA Sports s’être butée à une pléiade de préjugés.

Près d’une quarantaine d’années plus tard, Frédérique Guay, l’une de ses dignes héritières, considère que les mentalités ont évolué.

«D’emblée, j’ai toujours voulu faire mes devoirs le plus possible, note-t-elle. Pour être honnête, ça ne m’a pas beaucoup touchée. J’ai peut-être été un peu aveugle à certains moments, mais je mentirais si je disais que ç’avait vraiment mis des bâtons dans les roues de ma carrière. Je n’ai pas l’impression d’avoir vécu énormément de sexisme. Certainement un petit peu, mais je retiens surtout les bons moments. Je n’ai pas de traumatisme (rires).»

L’animatrice en convient toutefois : les femmes dans l’univers du sport reçoivent peut-être davantage de commentaires sur leur apparence et leur image que leurs collègues masculins.

«C’est important pour moi qu’on reconnaisse davantage mon travail que mon "look". Quand je reçois des messages, les gens qui m’écrivent seulement que je suis belle, souvent, je ne prends pas la peine de leur répondre. S’ils me parlent de mon travail, là, je réponds, le plus possible, quand j’ai le temps de le faire», informe Frédérique.

TVA Sports présentera la rencontre entre l’Impact de Montréal et le Revolution de la Nouvelle-Angleterre ce vendredi, à 18 h 30. Une émission d’avant-match incluant une entrevue avec l’entraîneur Thierry Henri précédera, à 18 h.