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Les rassemblements permis du 24 au 27 décembre

Charles Lecavalier | Journal de Québec

Les Québécois pourront fêter Noël avec leurs proches dans plusieurs rassemblements d’un maximum de 10 personnes les 24, 25, 26 et 27 décembre, en échange de quoi la Santé publique demande d’éviter tout contact une semaine avant et une semaine après cette trêve pandémique.

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En contrepartie, le réveillon du jour de l’An est sacrifié sur l’autel de la santé publique: ce sera soirée couette et télévision.

«On écoute le "Bye bye"», a lancé le premier ministre François Legault. «Et on essaie d’oublier 2020», a ajouté le ministre de la Santé, Christian Dubé, pince-sans-rire.

Ouvrir cette fenêtre à plus de quatre jours, jusqu’au 31 par exemple, aurait été «terrible», a indiqué le directeur national de santé publique, le Dr Horacio Arruda.

Car le risque de propager davantage la COVID-19, d’engorger les urgences et d’augmenter le nombre de décès est réel.

On demande aux Québécois d’être sobres dans leurs festivités. «Ce n’est pas parce qu’on permet de faire des rassemblements les quatre jours qu’il faut fêter les quatre jours», a expliqué le Dr Arruda.

On accepte ce «risque d’augmentation des cas» pour offrir un Noël aux gens seuls et aux aînés, notamment.

Québec a prévu des garde-fous sous la forme d’un «contrat moral»: un «confinement volontaire» avant et après cette trêve de quatre jours pour «minimiser les risques de propager le virus».

François Legault demande la collaboration des employeurs: «Tous ceux qui peuvent faire du télétravail, faites-le. Et toutes les entreprises qui sont capables de réduire leurs activités, je vous demande de le faire», a-t-il indiqué.

Aucun jour d’école perdu 

Aucun jour d’école ne devrait être perdu. Il y aura enseignement à distance pour tous les élèves à partir du 17 décembre. Certaines écoles étaient de toute façon fermées à partir de cette date.

Au primaire, l’école va recommencer comme prévu les 5, 6 ou 7 janvier. Au secondaire, «comme les cours à distance sont moins difficiles, on rouvrirait les écoles le 11 janvier».

 

Ces règles, rappelle-t-il, seront modifiées si la situation dégénère. Pour qu’un Noël en famille soit possible, «la situation doit rester relativement stable» d’ici au 24 décembre.

«Tous les efforts qu’on va faire à partir d’aujourd’hui, c’est pour s’assurer que la situation ne se détériore pas d’ici le 24», a prévenu M. Legault.

Pas de déplacements interrégionaux 

Un bémol toutefois: le gouvernement recommande d’éviter les déplacements interrégionaux. Tous ceux qui feront ce type de déplacements doivent éviter les commerces locaux.

Pour maintenir la courbe de cas le plus bas possible d’ici la période de festivités, les salles à manger des restaurants, les gyms, les salles de spectacles et les cinémas ne pourront ouvrir leurs portes au plus tôt avant le 11 janvier.

Des réactions 

«Je demande à François Legault de s’assurer que les Québécois puissent se faire tester massivement, y compris ceux sans symptômes, comme le suggère le Dr Fauci.» - Dominique Anglade, cheffe du Parti libéral

«Enfin! Les familles du Québec attendent cette décision depuis déjà plusieurs semaines. C’est une bonne nouvelle pour le réveillon de Noël. Mais j’aimerais rappeler au gouvernement que cette annonce ne fait pas disparaître la crise de santé mentale.» - Manon Massé, cheffe parlementaire de Québec solidaire

«Je suis de tout cœur avec les propriétaires de bars et de restaurants qui voient leurs espoirs de renflouer un peu leurs coffres durant les Fêtes s’envoler. Je demande au gouvernement de simplifier sur-le-champ l’accès aux programmes d’aide.» - Méganne Perry-Mélançon, députée du Parti québécois et porte-parole pour l’économie et la relance

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