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Problèmes de communication au SPVQ: le syndicat propose l’ajout temporaire d’effectifs

Jean-Luc Lavallée | Journal de Québec

Photo d'archives DIDIER DEBUSSCHÈRE

La Fraternité des policiers de Québec propose l’ajout temporaire d’effectifs sur le terrain et à la répartition des appels pour sécuriser ses membres, en raison des ratés avec les nouveaux outils de communication.  

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En attendant que les problèmes de fond soient réglés, la présidente de la Fraternité a suggéré à la haute direction du SPVQ d’ajouter sur-le-champ des patrouilleurs lors d’interventions potentiellement dangereuses et d’ajouter des répartiteurs afin de relayer l’information aux patrouilleurs en temps réel, lorsqu’un système flanche. 

«Si la RAO (répartition assistée par ordinateur) plante, les informations importantes versées dans la carte d’appel, on peut juste les avoir sur les ondes mais s’il y a juste une répartitrice assignée aux ondes radio pour communiquer avec les policiers, ça se peut qu’elle n’ait pas le temps de nous communiquer tous les suppléments d’informations», explique Martine Fortier en entrevue, au lendemain d’une rencontre avec le chef de police.  

Réponse attendue vendredi 

Mme Fortier espère une réponse positive, d’ici demain. Elle dit avoir senti, pour la première fois, une réelle «écoute» et une «volonté d’agir», à la suite des incidents rapportés récemment, notamment lors de la tuerie du Vieux-Québec le soir de l’Halloween. 

«Je suis contente. Là, j’ai l’impression qu’on a été entendus mais je trouve ça juste plate qu’on ait dû en arriver à envoyer une mise en demeure et dénoncer ça publiquement pour que ça bouge», a-t-elle confié au Journal. 

La direction du SPVQ a reconnu publiquement qu’il y avait des enjeux avec la RAO mais n’avait pas fait le même constat avec le SERAQ, le nouveau système de radiocommunication déployé à grande échelle en juin dernier. Lundi soir, le conseiller Patrick Voyer, responsable de la sécurité publique, a même déclaré qu’il n’y avait «aucun problème» avec le SERAQ, ce qui a fait bondir Mme Fortier.  

Huit incidents en novembre 

Cette dernière a soumis une liste de huit incidents au chef du SPVQ concernant le SERAQ, uniquement depuis le début du mois de novembre.  

«Le pire problème, c’est les zones mortes avec les ondes radio. Quand t’as besoin de back-up, ça ne va pas bien», insiste Mme Fortier. «Moi, je suis arrivée juste à la mi-octobre (à la tête du syndicat) mais ça fait cinq mois que la Fraternité dénonce ces problématiques-là via différents comités et il n’y a pas grand-chose qui a été fait.» 

«Il y a des endroits où les anciens radios passaient dans les constructions alors que les nouveaux radios ne passent pas. Il existe des possibilités d’ajouts de tours et de répéteurs pour régler certaines problématiques et ça, ça n’a pas été mis en place. Ça aurait dû se faire avant le déploiement tant qu’à moi», ajoute Mme Fortier, qui s’attend à de nouveaux délais avant que des correctifs importants soient mis en place.  

«Je pense que tout le monde est sorti de la rencontre en réalisant que la SERAQ a des problématiques qui doivent être réglées. Mais je suis réaliste. S’il faut ajouter des antennes, il y a des tests à faire et ça ne se fait pas du jour au lendemain. Mais je pense qu’avec les mesures temporaires qu’on propose, ça va mettre un pansement.» 

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