/regional/saguenay

Le Saguenay-Lac-Saint-Jean a un mois pour inverser la tendance, dit le Dr Arruda

Jean Houle | TVA Nouvelles

Avec 450 cas jeudi et vendredi, le Saguenay-Lac-Saint-Jean demeure sous haute surveillance par la santé publique du Québec.

• À lire aussi: Encore plus de 200 nouveaux cas au Saguenay–Lac-Saint-Jean

• À lire aussi: Le Québec rapporte 32 décès supplémentaires

• À lire aussi: Les leçons de la première vague pas apprises partout

«La région a un mois pour inverser sa tendance», a indiqué vendredi le directeur national de la Santé publique, le Dr Horacio Arruda, en entrevue avec l'équipe de TVA Nouvelles au Saguenay-Lac-Saint-Jean.

«Si les gens veulent passer Noël en famille comme on l'a annoncé [jeudi], il faut que la situation se corrige.»

«Les gens doivent comprendre le sérieux de la situation», a-t-il repris. Le virus circule de façon intensive. «L'ampleur de la crise nous incite à resouligner l'importance de diminuer les contacts entre les personnes, la distanciation de deux mètres et l'hygiène des mains. La balle est dans le camp des gens de la région», a ajouté le Dr Arruda.

Le directeur national de la santé publique a rappelé que des équipes de prévention et de contrôle des infections ont été dépêchées dans les CHSLD et dans les résidences privées pour aînés. Plus de 280 enquêteurs procèdent aux enquêtes épidémiologiques. Ces enquêtes, selon les autorités régionales, auraient démontré que les rassemblements dans les résidences privées favorisent la propagation du virus.

Est-ce que la fermeture des bars et des restaurants a déplacé le problème?

«Ça peut être un facteur pour certains, mais je ne crois pas, a répondu le Dr Arruda. On a eu des éclosions aussi dans les hôpitaux, dans les rassemblements familiaux et dans la vie commune. C'est une région qui n'avait pas été exposée lors de la première vague. On a peut-être oublié à quel point le virus est traître. On doit être conscient qu'une personne dans un rassemblement peut amener la maladie.»

«Oui, le système de santé est sous tension au Saguenay-Lac-Saint-Jean. Si les gens veulent avoir accès à leurs soins habituels, ils doivent faire leur devoir», a conclu le Dr Arruda.