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Manque d’habitats propices pour le caribou forestier

Agence QMI

Les habitats propices pour le caribou forestier se font plutôt rares au sud de Val-d’Or, en Abitibi, selon un rapport scientifique dévoilé par le Conseil de la nation Anishnabe de Lac-Simon.

Le Conseil souhaite que Québec protège et restaure l’habitat «de cette espèce emblématique menacée sur le territoire ancestral», a-t-on indiqué vendredi, par communiqué.

«Il faut toujours que nos connaissances ancestrales soient corroborées par la science pour qu’on puisse être pris au sérieux», a soutenu Adrienne Jérôme, cheffe de la communauté de Lac-Simon.

«J’espère qu’avec les résultats de cette étude, nous pourrons enfin aller de l’avant avec des actions concrètes comme nous le demandons depuis plusieurs années», a-t-elle ajouté.

Selon l’auteur du rapport scientifique, le biologiste Martin-Hugues St-Laurent de l’Université du Québec à Rimouski (UQAR), le prédateur principal du caribou forestier, le loup gris, jouit au contraire d’habitats propices contrairement à sa proie de prédilection.

«Un des faits saillants de l’étude concerne l’effet des chemins forestiers, répulsif important pour le caribou, qui les évite de façon marquée, et ce, sur une grande distance, alors que les loups les sélectionnent de façon très nette», a-t-on précisé.

M. St-Laurent, qui a cartographié le territoire pour répertorier les habitats favorables au caribou forestier et au loup gris, précise dans son rapport «que les meilleurs scénarios de restauration d’habitat, en considérant à la fois leurs effets bénéfiques pour le caribou et leurs effets défavorables pour le loup, se situent dans un rayon d’environ 10 km tout autour du réservoir Decelles, de même que dans le secteur du lac Sabourin et au sud de ce dernier», a-t-on expliqué.

Le chercheur croit qu’un territoire de plus de 12 000 km carrés constituerait un «habitat essentiel» pour le caribou forestier de Val-d’Or.