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Problèmes de communication au SPVQ : le chef cible des lacunes dans la formation

Jean-Luc Lavallée | Journal de Québec

Photo Didier Debusschère

Quoi qu’en dise la Fraternité, le nouveau système de radiocommunication SERAQ est « fiable et robuste », selon le chef de la police de Québec qui pointe plutôt du doigt des lacunes dans la formation des patrouilleurs.  

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Après avoir fait une autopsie «détaillée» des incidents qui lui ont été rapportés sur le terrain – et qui ont fait la manchette depuis une semaine – Robert Pigeon a affirmé lors d’un point de presse que le SERAQ «n’a pas failli à la tâche».  

«Je vous parle sur une base factuelle. Tous les clics de radio sont enregistrés. Notre solution qu’on a, elle fonctionne, elle n’a pas eu de ratés, elle est fiable et robuste. Maintenant, il reste à l’apprivoiser et il reste à mieux la comprendre et à identifier chacune de nos zones où la couverture n’est pas optimale», a déclaré le chef du SPVQ.  

Les zones dites mortes, il y en a toujours eu et il y en aura toujours, a-t-il plaidé, mais l’implantation du nouveau système a entraîné son lot de changements. 

« Avant, les gens les connaissaient tous par cœur. Aujourd’hui, on a des antennes supplémentaires mais ces zones-là ont changé de place. On est en train de réapprivoiser tout ça et on va créer des historiques d’endroits. Au fur et à mesure qu’on va les détecter, le 911 va les enregistrer et les policiers vont savoir en temps réel dans leurs cartes d’appel qu’il y a une possibilité de zone de moins bonne couverture. »  

Le directeur du service des technologies de l’information, à la Ville de Québec, a réitéré ce qu’il avait dit lors d’un plénier à l’hôtel de ville le 15 octobre dernier. «Ce qu’on a dit, c’est que le réseau était fonctionnel à 100 % et on le répète, c’est le cas», a-t-il affirmé, précisant qu’il y a du «fine tuning normal» lors de l’implantation d’un réseau. 

Nouvelle formation 

Le chef Pigeon a reconnu que la formation de trois heures, dispensée en ligne aux policiers en raison des règles sanitaires, n’a pas été « adéquate » et il en prend l’entière responsabilité. « De ce côté-là, on aurait pu être meilleur. On va revenir avec de nouvelles formations. Ce n’est pas de la faute des policiers. C’est à nous de s’acquitter de cette mission-là. » 

Quant à la RAO, ce logiciel de répartition assistée par ordinateur qui a « gelé » à quelques reprises, le chef Pigeon ne s’est pas défilé et a reconnu d’emblée la problématique, comme il l’avait fait précédemment. « Je l’ai manipulée moi-même la RAO hier soir (lors d’une patrouille). C’est vrai qu’il y a des éléments à améliorer. C’est ce que nous allons faire. » 

M. Pigeon a invité tous les policiers à signaler en temps réel, désormais, tout problème lié à la RAO ou au SERAQ au Centre de vigie et de soutien opérationnel, ouvert 24 heures sur 24.