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Si on perd le contrôle, «ça va être just too bad», prévient Arruda

TVA Nouvelles

La période de grâce pour les Fêtes annoncée jeudi soir par le gouvernement Legault est conditionnelle à ce que la situation demeure sous contrôle, a rappelé vendredi le directeur national de santé publique Horacio Arruda, qui insiste sur la nécessité de maintenir les efforts d’ici Noël.

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«C’est un risque, c’est clair, mais c’est un risque calculé et c’est conditionnel à ce qu’on soit à un stade qui est assez bas. Si on est en pleine accélération vers le haut des cas, ça va être just too bad», a-t-il prévenu en entrevue sur les ondes de LCN.

La santé publique et le gouvernement se donnent jusqu’au 17 décembre pour valider leur plan de match des Fêtes, mais une confirmation pourrait survenir plus tôt si la situation s’améliore à l’échelle provinciale.

Cependant, le Dr Arruda estime que si le nombre d’hospitalisations passait par exemple de près de 600 à 1200 d’ici aux Fêtes, les Québécois vont probablement devoir faire une croix sur les rassemblements.

Mais si les Québécois maintiennent leur niveau d’efforts actuel et que la situation se corrige au Saguenay-Lac-Saint-Jean, le Dr Horacio Arruda est optimiste de voir les indicateurs s’améliorer.

«Faites les efforts dès maintenant, supplie-t-il. Si Montréal conserve sa tendance légèrement à la baisse et si au Saguenay-Lac-Saint-Jean on se corrige, ce qu’on voit pour l’impact sur les hospitalisations va se corriger.»

Une question de flexibilité     

Si tout se déroule comme prévu, le gouvernement permettra des rassemblements du 24 au 27 décembre, mais cela ne signifie pas qu’il faut voir ses proches durant les quatre jours.

Cette décision a plutôt été prise dans le but d’offrir le plus de flexibilité possible aux travailleurs de se rassembler avec leurs proches.

«Ce n’est pas le temps d’avoir quatre jours de partys, du matin jusqu’au soir. On vous donne une opportunité d’avoir un repas de famille ensemble», insiste le Dr Arruda.

Celui-ci en appelle également au jugement des Québécois en ce qui concerne les déplacements interrégionaux, qui sont déconseillés par la santé publique.

«Idéalement, on ne le fait pas. Et si vous allez d'une zone rouge à une zone jaune, par exemple en Abitibi, vous n’êtes pas censés aller au restaurant. On ne mettra pas une police en arrière de chacune des personnes, mais ça ne serait pas drôle d’aller contaminer grand-maman à son dernier Noël parce qu’on n’a pas respecté les consignes.»

Les Québécois qui voudront profiter du congé des Fêtes pour dévaler les pentes de ski pourront le faire, à condition de ne pas se rassembler et de faire leurs emplettes à l’avance.

En revanche, le Dr Arruda estime qu’il est encore «beaucoup trop tôt» pour recommencer à voyager, même si de nombreux Québécois songent à s’envoler vers le Sud durant les Fêtes.

«On en rêve tous de voyager et d’aller sur le bord de la mer, mais je pense qu’il est trop tôt actuellement», dit-il.

Ceux qui décident d’outrepasser cette recommandation devront absolument faire une quarantaine à leur retour, comme l’exige la loi.

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