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L'Impact éliminé par le Revolution

Dave Lévesque | Journal de Montréal

L’Impact y a cru jusqu’au bout, mais une frappe de Gustavo Bou à moins de 30 secondes de la fin du match (90+5), a envoyé le Bleu-Blanc-Noir en vacances sur une défaite de 2 à 1 contre le Revolution de la Nouvelle-Anglerre, vendredi.

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«Ça aurait pu arriver avant. [Teal] Bunbury a eu une chance. Orji [Okwonkwo] aussi en a eu une. Mais c’est celui-là qui est entré», a fait remarquer Thierry Henry au sujet du but tardif qui est finalement à l’image de cette damnée année 2020.

Les hommes de Henry ont tout donné et sont revenus de l’arrière sur une puissante tête de Romell Quioto (61e), mais ils ont été dominés pendant le dernier quart d’heure par des «Revs» qui avaient plus de ressources.

Si l’Impact est venu à moins d’une minute de provoquer la prolongation, c’est notamment grâce à Clément Diop, excellent malgré les deux buts marqués contre lui.

Le gardien a réalisé sept arrêts et a frustré Adam Buksa à deux reprises en déviant des ballons qui ont heurté le cadre.

Honorable 

Dans les circonstances, l’Impact a offert une prestation très honorable puisqu’il s’est battu coup pour coup contre un adversaire qui avait plus de munitions.

Rappelons que le Bleu-Blanc-Noir devait jouer ce match de barrage sans ses deux milieux défensifs Samuel Piette et Victor Wanyama, le premier suspendu et le second ne pouvant revenir à temps d’une présence avec l’équipe nationale du Kenya.

Dans l’autre camp, les «Revs» ont pu compter sur trois joueurs désignés pendant que l’Impact n’en avait aucun en raison de l’absence de Wanyama.

C’était tout de même la quatrième défaite de suite de l’Impact face aux «Revs» cette saison.

«Avec les munitions que nous avions, ce n’était pas suffisant malgré le désir qu’on a affiché», a admis Henry, pour qui le Gillette Stadium n’est pas accueillant : il y avait perdu en séries éliminatoires à son dernier match en carrière, en 2014.

Fier 

Henry a répété plusieurs fois qu’il était fier de ses joueurs et de l’effort déployé dans les circonstances. Il a également souhaité garder pour lui ce qu’il leur avait dit dans le vestiaire après le match.

«Je n’ai rien à dire sur l’envie de mon équipe, ils se sont battus jusqu’au bout. Ils ont eu des crampes et on est revenu au score.»

«Prendre un but comme ça dans les derniers instants du match, ça fait mal, mais la Nouvelle-Angleterre était en train de revenir.»

Henry a souligné avec raison que son équipe a chèrement vendu sa peau.

«Ils ont gagné trois matchs contre nous et c’étaient des victoires faciles, ça n’a pas été le cas cette fois-ci.»

Débordé 

L’Impact a ouvert le match de façon énergique en montrant clairement une intention de batailler.

Jouant avec cinq arrières, dont Rudy Camacho qui faisait surtout office de milieu défensif, l’Impact a toutefois laissé de la place aux «Revs» pour exploiter les espaces libres.

Au court des 45 premières minutes, le Bleu-Blanc-Noir s’est souvent fait déborder sur les ailes.

Ils ont fini par en profiter quand Carles Gil y est allé d’une volée bien croisée pour battre Clément Diop à la 38e minute. Gil marquait alors son premier but de la saison.