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St-Pierre Plamondon veut «démondialiser» et «décanadianiser» le Québec

Marc-André Gagnon | Journal de Québec

La marche rapide vers l’indépendance que le nouveau chef du Parti québécois, Paul St-Pierre Plamondon, entend proposer aux prochaines élections s’articulera autour d’une démarche de «démondialisation» et de «décanadianisation» du Québec. 

C'est ce que prévoit l'ébauche de « projet national » dévoilée à l'occasion du tout premier conseil national du Parti québécois – en mode virtuel – depuis le couronnement de M. St-Pierre Plamondon à la tête de la formation souverainiste. Le document, qui fait moins d’une trentaine de pages, présente les grandes lignes du programme que le Parti québécois soumettra aux électeurs lors du scrutin de 2022.

Ci-dessus, voyez une entrevue de Paul St-Pierre Plamondon à LCN.

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Comme promis lors de la course à la chefferie, M. St-Pierre Plamondon tiendrait un référendum dans un premier mandat. 

Rebâtir le camp du « oui » avec des fonds publics  

Aussitôt arrivé au pouvoir, il procéderait à la nomination d’un « ministre d’État chargé de l’indépendance pour coordonner l’ensemble des activités ministérielles » qui y sont liées. 

Le Parti québécois ne s’en cache pas, il utiliserait «les moyens financiers de l’État afin de préparer adéquatement le Québec à l’indépendance». 

Un éventuel gouvernement péquiste se lancerait du même coup dans une «démarche vers une saine démondialisation». Paul St-Pierre Plamondon bouderait par exemple ses distances des « lieux décisionnels occultes comme Davos », où se déroule à chaque année le Forum économique mondial, un rendez-vous auquel même la première ministre Pauline Marois a déjà participé.  

Le nouveau «projet national » du Parti québécois propose aussi de se lancer dans une démarche de « décanadianisation », qui impliquerait de défendre la laïcité québécoise, en plus de légiférer « dans tous les champs de compétence fédérale». 

Plusieurs défis         

«On est de retour, on est en train de repartir la machine et nous en avons la capacité», a déclaré M. St-Pierre Plamondon, en s’adressant à ses militants sans discours écrit, ni télésouffleur. 

«Aujourd'hui, je nous permets de rêver», a lancé le nouveau chef péquiste, qui se dit encouragé entre autres par le dernier sondage Léger dans lequel l’appui à la souveraineté, 25 ans après le dernier référendum, se situe à 36 %. 

«Je ne vous cacherai pas qu’il y a des défis», a prévenu le chef péquiste. Le premier sera de mettre de côté les «différents» que les quatre candidats à la chefferie et les militants ont pu avoir pendant la course qui s’est terminé le 9 octobre dernier. 

Le deuxième sera de regarnir les coffres du parti qui ne compte plus que neuf élus à l’Assemblée nationale. 

À l’ère de la « polarisation à outrance », un autre défi, selon M. St-Pierre Plamondon, sera de stimuler le sentiment d’appartenance commun des Québécois au-delà de leurs différences. 

«Le PQ doit rebâtir une grande coalition d’indépendantistes», a-t-il résumé. 

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