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Pluie d'avis de correction sur les chantiers

TVA Nouvelles

Un mois après le blitz d'inspections dans les milieux de travail lancé par le ministre Jean Boulet, plus de 2000 avis de correction été remis, mais seulement 30 constats d'infraction. 

La construction remporte la palme des secteurs où les mesures sanitaires sont les moins respectées. 

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En effet, 650 interventions ont été effectuées par la CNESST dans le dernier mois sur les chantiers. Pas moins de 1101 avis de correction ont été remis.

Un avis de correction est généralement remis lorsque la distanciation physique, l'hygiène des mains, le port du masque ou la désinfection des surfaces de travail ne sont pas respectés. 

La construction n’est toutefois pas le milieu de travail où il y a le plus d’éclosions de cas de COVID-19 dans la province. L’industrie manufacturière, le commerce de détail et le commerce de gros sont en tête à ce chapitre.

«L’eau doit être à une température idéale pour le lavage des mains. Si cette température est trop basse ou trop élevée, on peut recevoir un avis de correction», explique le président de l’Association de la construction du Québec, Guillaume Houle.

À la lumière des récentes éclosions, les écoles, le réseau de la santé et les commerces sont aussi dans la mire de la CNESST. 

40 avis de correction ont été envoyés à quatre écoles et à 11 établissements de santé dans le dernier mois. 135 commerces ont également reçu près de 500 avis de correction. 

Les contrevenants ont entre 12 et 24 heures pour faire les ajustements, sinon ils s'exposent à une amende pouvant atteindre plus de 3500 dollars.