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Taxe sur les 1 % plus riches : une grande majorité de Canadiens d’accord

Agence QMI

Denis Pepin - Fotolia

Une écrasante majorité de Canadiens soutient l’idée d’un impôt sur la fortune des 1 % les plus fortunés ainsi que d’une taxe spéciale COVID-19 pour les entreprises dont les profits ont explosé en raison des circonstances qu’elle a entraînées.

L’idée de taxer les plus riches est vue de manière positive par près de 8 répondants canadiens sur 10 (79 %), et ce, nonobstant la région du pays, l’orientation politique, la tranche d’âge et le niveau d’éducation, selon un sondage de la firme canadienne Abacus Data publié jeudi.

L’impôt sur la fortune des 1 % reçoit même la faveur de 64 % d’électeurs conservateurs, contre 86 % pour les électeurs libéraux et 87 % pour les électeurs néo-démocrates. Chez les électeurs bloquistes, l’idée atteint un sommet de 93 %.

Un rapport du Directeur parlementaire du budget publié l’été dernier a établi que la taxe s’appliquerait sur 13 800 familles et qu’elle pourrait générer 5,6 milliards $ pour l’année fiscale 2020-2021.

Profis de la COVID-19

Une deuxième question du sondage portait sur la pertinence de doubler les taxes sur les profits réalisés par les entreprises par rapport au niveau de profit généré en temps normal, lors de la période prépandémique.

Cette deuxième proposition a récolté pas moins de 68 % d’appui chez les gens sondés. Son plus fort taux de favorabilité se trouvait en Colombie-Britannique (76 %) et son plus faible au Québec (64 %).

Une majorité d’électeurs conservateurs ont déclaré être favorables à cette mesure (58 %). C’est encore une fois chez les bloquistes que l’idée a reçu le plus d’appui (80 %).

«Les circonstances extraordinaires de la pandémie et les coûts connexes pour le gouvernement signifient que de nombreuses personnes sont ouvertes à des taxes ponctuelles sous certaines circonstances, dans l’optique d’un effort visant à ramener les dépenses à un niveau se rapprochant des revenus [du pays]», a expliqué Bruce Anderson, président et analyste d’Abacus Data.

«Avec la préoccupation qui existait déjà concernant le fossé entre les riches et les autres, il existe une marge de manœuvre pour les politiciens qui cherchent des options permettant de lever des fonds et qui semblent équitables dans les circonstances», a-t-il ajouté.

Le sondage a été effectué auprès de 1660 Canadiens entre le 6 et le 12 novembre. Les panellistes choisis ont été filtrés pour correspondre le plus fidèlement possible à la population canadienne.