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Des restaurateurs dans la rue pour manifester

Yves Poirier | TVA Nouvelles

Des dizaines de restaurateurs et tenanciers de bars ont manifesté mardi à la place Jacques-Cartier, à Montréal, afin d’exercer de la pression sur le gouvernement Legault. 

Selon eux, Québec tarde à verser l’aide promise en lien avec les restrictions en zone rouge en vigueur depuis la fin septembre.

Éric Luksenberg, de l’Association des restaurateurs du Vieux-Montréal, prévoyait que le ralliement devrait attirer près de 100 commerçants. L’événement se fait en partenariat avec Peter Sergakis, de l’Union des tenanciers de bars du Québec, et Renaud Poulin de la Corporation des propriétaires de bars, brasseries et tavernes du Québec.

Inspirés par le mouvement étudiant de 2012, les restaurateurs et tenanciers de bars ont prévu faire du bruit. «Nous aurons des casseroles pour bien nous faire entendre», explique M. Lukesenberg. 

«À la fin septembre, plusieurs d’entre nous avons fermé nos bars et restaurants, supposant que l’aide financière d’urgence du gouvernement de la CAQ arriverait rapidement. Deux mois plus tard, je n’ai rien reçu et je n’ai même pas de date qui me dit à quel moment on va recevoir l’argent», déplore le propriétaire du restaurant Chez Éric.

Une longue démarche      

Afin d’avoir accès à l’aide gouvernementale, M. Luksenberg raconte que la démarche nécessite quelques étapes et plusieurs documents. 

«Des confirmations sont exigées, on court à droite et à gauche, mais au bout du compte, on est dans le noir. On nous demande essentiellement de prouver nos pertes de revenus, on réclame des factures du loyer, de prouver aussi qu’on ne doit pas d’argent à Revenu Québec, un état financier est réclamé ainsi qu’une estimation des coûts liée à la fermeture», détaille-t-il.

«On a tous envoyé les papiers au gouvernement. Ça fait deux mois et on ne sait même pas si c'est bon et on ne sait même pas quand est-ce qu'on va toucher quelque chose», a martelé M. Luksenberg, qui se questionne sur la façon de survivre des établissements à défaut de l'aide promise.

De son côté, Peter Sergakis dit recevoir nombreux appels de la part des tenanciers qui se questionnent sur la réouverture des bars.

 

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