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Hébergement temporaire : Environ 7000 locations toujours actives à Montréal

Elsa Iskander

MARIO BEAUREGARD/AGENCE QMI

Malgré la pandémie, quelque 7000 hébergements touristiques temporaires sont considérés comme actifs à Montréal, dont les trois quarts sont des logements entiers.

C’est ce qui ressort d’une consultation des sites AirDNA et Inside Airbnb, qui compilent les annonces de locations actives sur des sites comme Airbnb et Vrbo.

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La majorité des locations actives se situent dans les arrondissements de Ville-Marie et Le Plateau–Mont-Royal, soit environ 2550 et 1700 respectivement, d’après AirDNA.

On en trouve ailleurs aussi: Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce et Le Sud-Ouest ont plus de 500 locations actives chacun et Rosemont–La Petite-Patrie s’en rapproche. Il y en a environ 350 dans Mercier–Hochelaga-Maisonneuve et plus de 250 dans Villeray–Saint-Michel–Parc-Extension.

Un hôte montréalais peut espérer gagner en moyenne 118 $ par nuitée, pour un appartement entier, selon les données d’Inside Airbnb sur les locations actives. Pour quelque 1400 appartements sur Le Plateau, le tarif est de 126 $/nuit en moyenne; il grimpe à 132 $/nuit pour les 2000 logements dans Ville-Marie.

Plusieurs arrondissements essaient d’encadrer davantage les locations temporaires, alors que le taux d’inoccupation des logements locatifs se situe à seulement 1,5 % à Montréal. Les restrictions existantes sur la localisation des appartements pouvant servir de résidence touristique, comme dans Ville-Marie ou Le Plateau, sont un irritant pour Airbnb Canada, tel qu’en témoigne son inscription au registre des lobbyistes.

Fêtards sanctionnés

Comme bien d’autres secteurs, celui de l’hébergement touristique temporaire a été affecté par la pandémie de COVID-19. En août dernier, Airbnb a interdit l'organisation de fêtes dans un souci de santé publique. Depuis, des sanctions ont été imposées à plus de 45 locations montréalaises. 

«Nous les abordons toutes au cas par cas et elles varient de courtes suspensions à des suppressions d'annonce», a indiqué la relationniste Roxanne D’Onofrio, en ajoutant qu’elles ont été «communiquées aux hôtes concernés la semaine dernière».

«Avec l'augmentation des cas de COVID-19 à Montréal et au Québec, il est crucial que chacun fasse sa part pour réduire le nombre de grands rassemblements et de fêtes, et nous appuyons les efforts des autorités locales pour freiner ces comportements irresponsables», a indiqué lundi Nathan Rotman, responsable de la politique publique d'Airbnb au Canada, dans un communiqué.

Bientôt à la bourse

Mentionnons que la semaine dernière, Airbnb a franchi une étape de plus vers son entrée en bourse en présentant son prospectus pour une offre publique initiale. 

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