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Des maires excédés par les menaces et l'hostilité

Louis Cloutier | TVA Nouvelles

Des maires de la Mauricie et du Centre-du-Québec sont excédés d'avoir à faire face à de plus en plus de méchanceté, voire à des menaces les ciblant.

C'est notamment le cas du maire de Louiseville, Yvon Deshaies, qui témoignera en décembre lors d'un procès l'opposant à un entrepreneur accusé de menaces de mort à son endroit.

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Selon les faits allégués, l'entrepreneur, qui était en conflit avec la Ville, s'est approché de la cour arrière de la résidence du maire en juillet 2019 pour le menacer, alors que le politicien se trouvait en compagne de sa conjointe.

«Quand on vient frapper ma conjointe chez nous dans la cour, que l'individu arrive dans la cour, monte sur un toit du voisin et qu'il donne des menaces de mort, c'est assez», a martelé Yvon Deshaies.

Le maire a indiqué que lui et sa conjointe ont pris l'affaire doublement au sérieux étant donné qu'il était à ce moment en deuil de sa propre sœur, assassinée après avoir reçu des menaces.

À Pierreville, le maire Éric Descheneaux en a assez, si bien qu'il quittera son poste le 1er décembre.

Depuis trois ans, il a encaissé un déferlement de méchancetés et de propos hostiles. Dans les derniers jours, c'est même son orientation sexuelle qui a été ciblée.

«C'est bien sûr qu'il y a eu des propos un peu homophobes sur l'intégrité de ma personne. Ça a augmenté en intensité et en méchanceté», s'est désolé le maire démissionnaire qui juge avoir été ciblé par un groupe de citoyens mécontents de son élection. À Sainte-Françoise dans la région de Bécancour, le maire a aussi été l'objet de menaces de mort provenant d'un citoyen furieux d'avoir écopé d'une contravention de la police. «Avant de raccrocher, [la personne] me disait "il fait beau, c'est ta dernière belle journée". Ça finit mal un appel», a raconté Mario Lyonnais.