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Contrat moral: c’est la grande confusion, dénonce l’opposition

Vincent Larin | Agence QMI

Les partis d’opposition reprochent au gouvernement Legault d’entretenir la confusion autour du «contrat moral» proposé aux Québécois pour le temps des Fêtes.

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Après avoir indiqué à la population qu’elle pourrait tenir autant de rassemblement qu’elle le souhaite, du 24 au 27 décembre, tant que ceux-ci sont limités à 10 individus, le premier ministre a rectifié le tir mardi.

Ainsi, on recommande maintenant de s’en tenir à deux rassemblements, un seul si possible, et mieux vaut s’abstenir de voir ses proches durant le temps des Fêtes s’il nous est impossible de rester confiner une semaine avant le réveillon de Noël.

«C'est de la grande confusion qui est amenée dans les communications de la part du gouvernement. Et là les Québécois ont de la misère à suivre. Tout le monde a de la misère à suivre. On est à l'Assemblée nationale, nous, puis on a de la misère à suivre ce que dit le gouvernement, a déploré la cheffe du Parti libéral du Québec, Dominique Anglade, mercredi. Il faut qu'ils clarifient leurs communications, et de manière rapide.»

Écoutez la chronique politique de Rémi Nadeau, chef du Bureau parlementaire à Québec, sur QUB radio: 

Cette dernière reproche au gouvernement de délaisser les travailleurs essentiels qui n’auront d’autre choix que de passer Noël seuls puisqu’il leur est impossible de s’isoler une semaine auparavant.

Les propos sont semblables à ceux du solidaire Gabriel Nadeau-Dubois, qui reproche à Québec d’avoir «oublié» les travailleurs de la santé. La moitié d’entre eux ne pourront tout simplement pas voir leurs proches puisqu’ils seront de garde à Noël et libre au jour de l’An.

«C'est un angle mort du plan du gouvernement et c'est un oubli qu'il faut absolument corriger, a déclaré le député solidaire. Ces femmes et ces hommes-là, là, ils en ont fait plus que moi, que vous, que le premier ministre, le ministre de la Santé mis ensemble, pendant des mois pour lutter contre la pandémie. S'il y a bien des Québécois et des Québécoises qui méritent d'avoir le droit de se rassembler pour Noël avec leurs familles, leurs proches, pour sauver leur santé mentale, là, c'est bien ces gens-là.»

Quant au chef du Parti québécois, Paul St-Pierre Plamondon, il soupçonne le gouvernement de fonder son plan sur la politique et non la science.

«Jamais la Santé publique n'aurait accepté de faire un plan plus d'un mois à l'avance, parce qu'on sait que les données médicales, les données de propagation du virus changent», a-t-il affirmé.

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