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Lucien Bouchard a perdu un grand ami

TVA Nouvelles

L’ancien premier ministre du Québec Lucien Bouchard a perdu un ami après le décès du politicien Marc-André Bédard.

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«Pour tout le monde c’était un personnage politique très important, au cœur des débats politiques, mais pour moi c’était un ami très proche», explique-t-il en entrevue à LCN.

C’est lorsqu’il a commencé à travailler comme avocat à Chicoutimi que M. Bouchard a rencontré M. Bédard qui, de son côté, pratiquait déjà depuis quelques années et qui était même célèbre dans la région. 

«On se voyait tout le temps, on prenait des cafés ensemble, on vivait ensemble, nos amours, nos projets professionnels et bien sûr la politique», raconte M. Bouchard.  

L’ancien premier ministre décrit son ami comme quelqu’un de chaleureux, de bienveillant et de souverainiste jusqu’au bout des ongles. 

«Je suis certain que ses dernières pensées étaient pour ses enfants et pour le Québec, je suis convaincu», affirme-t-il. 

Même si c’était un grand combattant pour la cause qu’il chérissait, il n’attaquait pas ses adversaires pour autant. «Toujours avec le sens de l’amitié, du respect. Il comprenait les autres», de dire M. Bouchard, un sanglot dans la voix.  

Encore lors de leur dernière rencontre, les deux hommes ont parlé de la souveraineté et de l’importance de continuer le combat. 

«Il aimait René Lévesque comme un père et René Lévesque l’aimait comme un fils. René Lévesque avait confiance dans son jugement, dans son instinct politique. M. Lévesque consultait toujours Marc-André», ajoute-t-il.

Même si le projet de Québec indépendant ne s’est pas réalisé, M. Bédard continuait d’être animé par un désir. 

«Il n’a jamais lâché, mais pas d’une façon agressive. Il n’a jamais été amer, c’était un projet joyeux, un projet exaltant. Que c’était l’avenir des Québécois. Marc-André, c’était comme ça qu’il nous parlait», de dire M. Bouchard. 

L’ancien premier ministre n’avait que de bons mots pour M. Bédard : «Un honnête homme qui aimait le Québec et qui aimait son peuple».

Il dit que M. Bédard savait que ce n’est pas tout le monde qui allait au même rythme. «Il pensait qu’il fallait convaincre. Il croyait qu’on fait avancer une cause en convainquant les gens de sa valeur et qu’il fallait que les gens l’accepte», conclut l’ancien premier ministre.