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Marc-André Bédard a cru à l'indépendance «jusqu'à la toute fin», dit Pauline Marois

TVA Nouvelles

L’ex-ministre péquiste Marc-André Bédard a cru au projet de la souveraineté «jusqu’à la toute fin», mais son héritage politique dépasse largement la question de l’indépendance du Québec, a souligné mercredi l’ancienne première ministre du Québec Pauline Marois.

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Marc-André Bédard, qui est décédé mercredi à l’âge de 85 ans des suites de complications liées à la COVID-19, a été un proche ami et conseiller de René Lévesque. Il a participé à la fondation du Parti québécois et a notamment occupé les fonctions de ministre de la Justice, où il a chapeauté des réformes marquantes du droit québécois.

Pauline Marois rappelle que M. Bédard a notamment prôné l’égalité homme-femme et a pavé la voie pour la reconnaissance du droit des homosexuels en modifiant la Charte des droits et libertés. «Ce n’était quand même pas rien à l’époque», se souvient-elle.

«C’est un homme qui a eu une énorme influence au Québec par les changements qu’il a apportés. Même s’il était considéré comme un conservateur, ça restait un homme très audacieux», ajoute l’ancienne première ministre.

Le qualificatif «conservateur» pour décrire Marc-André Bédard est aussi venu de l’ancienne ministre péquiste Louise Beaudoin.

«C’était un conservateur Marc-André, profondément conservateur. Malgré tout, il avait compris qu’on était rendu là et qu’il fallait passer par là. Il l’a fait formidablement bien et il l’a fait accepté à la société québécoise», note-t-elle.

Un homme «loyal» 

Marc-André Bédard demeurait jusqu’à tout récemment très impliqué auprès de la classe politique, particulièrement dans sa région du Saguenay-Lac-Saint-Jean.

«C’était un homme d’une grande loyauté et d’une grande intégrité. Loyauté à ses idées, à ses valeurs, à son peuple, à son pays, à sa région. C’était quelqu’un qui vibrait au rythme de sa région et il la vendait particulièrement bien», note Mme Marois.

Et il n’a jamais cessé de croire à l’indépendance du Québec. Mme Marois se rappelle qu’encore en 2018, l’ex-ministre péquiste se rendait chez des commerçants et des amis et leur parlait de la souveraineté.

«Il me disait qu’il pensait qu’on était capable de ramener ça à l’avant-plan, raconte-t-elle. Il y a cru jusqu’à la toute fin et, surtout, il a travaillé jusqu’à la toute fin.»

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