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Enseignement à distance: Jean-François Roberge corrige le tir

Daphnée Dion-Viens | Journal de Québec

Photo Agence QMI, Joël Lemay

Trois mois après le début de l’année scolaire, le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, corrige le tir. Tous les élèves qui sont en isolement à la maison de façon individuelle auront finalement droit à de l’enseignement à distance. 

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Le ministre vient de faire parvenir aux acteurs du réseau scolaire de nouvelles directives à ce sujet. 

Depuis la rentrée, plusieurs élèves ont dû s’isoler à la maison en attente d’un résultat de test ou parce qu’ils ont été en contact avec une personne ayant contracté le virus, alors que leurs camarades de classe étaient toujours à l’école. 

Leur absence, qui pouvait durer plusieurs jours, était alors traitée comme si l’élève avait une grippe ou une «gastro». Son enseignant n’avait aucune obligation de communiquer avec lui sur une base régulière afin d’assurer un suivi académique. 

Seuls les élèves dont le groupe au complet était en isolement à la maison avaient droit à un nombre d’heures minimum de cours en ligne. 

La situation avait été dénoncée à maintes reprises depuis le début de l’année scolaire par des parents et directions d’école. 

Suivi quotidien  

Désormais, «chaque élève dont l’absence se prolonge au-delà de deux jours doit se voir offrir des services sur une base quotidienne permettant la poursuite de ses apprentissages, malgré son absence», écrit le ministre Roberge dans une lettre obtenue par Le Journal. 

Les enseignants devront «établir un contact direct et quotidien avec les élèves» et l’école devra fournir du matériel pédagogique et un appareil informatique à ceux qui n’en ont pas à la maison. 

Un enseignant pourrait faire parvenir des travaux scolaires à compléter, planifier des rendez-vous téléphoniques ou virtuels, se rendre disponible pour répondre aux questions ou enregistrer des capsules vidéo, énumère le ministre à titre d’exemple. 

Une «trousse pédagogique d’urgence» pourrait aussi être conçue par l’équipe d’enseignants afin de prévoir la réalisation de projets qui permettent d’intégrer plusieurs matières. 

«Au besoin, ces tâches pourraient être confiées à du personnel supplémentaire», comme des enseignants retraités ou à temps partiel, évoque M. Roberge. 

Ces services doivent être déployés auprès des élèves concernés dans un délai de 48 heures et les parents doivent en être bien informés, précise-t-il. 

Plus de détails à venir.