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Forte demande pour les livraisons

Diane Tremblay | Journal de Québec

(PHOTO COURTOISIE) 
Les demandes de livraisons ont connu de for

Photo courtoisie

Les services de livraison des restaurants ont explosé depuis le début de la pandémie avec des augmentations pouvant atteindre plus de 75%. 

«Dans le contexte actuel, ça permet de compenser un peu pour la fermeture des salles à manger. Même si ça ne compense pas en entier, au moins on réussit à maintenir nos activités à flot. C’est sûr que la situation demeure difficile», a fait part Jean Julien, vice-président ventes et marketing pour la chaîne Normandin.  

À compter du vendredi soir, les fins de semaine ne dérougissent pas, selon lui. La flotte de véhicules de livraison compte une centaine de voitures. En période de pointe, ce nombre peut grimper à 300 pour répondre à la demande. Depuis le début de la pandémie, les livraisons ont augmenté de 71% en moyenne, de même que la demande pour les mets prêts-à-manger. 

Mieux que rien

Du côté du Groupe Martin, propriétaire de 11 rôtisseries St-Hubert dans la région de Québec, on a dû procéder à l’embauche de nouveaux livreurs. 

«Certains de nos serveurs, qui étaient sans travail pour le moment, ont accepté des postes de livreur en attendant que les salles à manger rouvrent», a mentionné Pierre Martin, copropriétaire. 

Comparativement à avant la pandémie, le service de livraison connaît une augmentation des activités de l’ordre d’environ 75%, estime M. Martin.  

Grossir les flottes

«La journée la plus occupée, c’est le vendredi. Le volume est là. La fin de semaine arrive. On dirait que les gens ont le goût de se faire plaisir. Toutes les journées sont bonnes, mais le vendredi, c’est fou raide!» a-t-il poursuivi. 

«On n’atteint pas les 100% de notre chiffre d’affaires habituel. On est encore assez loin. Nos restaurants comptent en moyenne de 260 et à 300 places assises. Vous comprendrez que c’est un manque à gagner qui est important», a ajouté M. Martin. 

La demande pour les livraisons est tellement forte que le propriétaire du restaurant Le Montagnais, à Sainte-Anne-de-Beaupré, a dû faire l’acquisition de trois nouveaux véhicules en pleine pandémie. 

«Il y a deux ans, on a arrêté de faire des livraisons, mais quand la COVID est arrivée, on n’a pas eu le choix de recommencer. [...] Je ne fais pas mon chiffre d’affaires à 100%, mais je le fais à 75%», a confié Claude Ménard, propriétaire.  

En attendant le retour à la normale, deux cuisiniers de l’établissement ont accepté de prendre le volant pour faire des livraisons.