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Construction: la FTQ accuse le ministre Boulet de saborder la formation professionnelle

Agence QMI

JOEL LEMAY/24 HEURES/AGENCE QMI

Le Programme d’aide à la relance par l’augmentation de la formation (PARAF) ne peut pas régler les problèmes de la rareté de la main-d’œuvre, croit la FTQ-Construction.  

Le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale, Jean Boulet, annonçait jeudi un investissement de 115 millions $ dans le cadre de ce programme qui vise à aider quelque 20 000 chômeurs à se requalifier. 

S’ajoutant à d’autres mesures adoptées par la Commission de la construction du Québec (CCQ), le PARAF ne peut que dévaloriser le diplôme d’étude professionnelle (DEP), puisqu’il facilite l’entrée dans l’industrie sans diplôme, selon le syndicat. 

«Le ministre crée des solutions à court terme qui vont avoir des conséquences sur notre monde à long terme», a dénoncé dans un communiqué le directeur général de la FTQ-Construction, Éric Boisjoly, jeudi.

«On est d'accord pour aider les gens qui sont sans emploi, mais en ce moment, la moyenne d'heures travaillées est de 950 dans l'industrie sur une possibilité de 1900», a-t-il expliqué. 

La FTQ-Construction avait déjà sonné l’alarme au sujet du manque de la main-d’œuvre qualifiée dans l’industrie. 

«Au cours des trois dernières années, seulement 30% des personnes qui entraient dans l'industrie détenaient un DEP, comparativement à 60% qui entraient par des voies rapides alors qu'auparavant, le ratio était inversé», a rappelé le syndicat.  

«Plutôt que de faire l'autruche, le ministre devrait rendre obligatoire le DEP pour tous avec des incitatifs financiers et nous aurions la meilleure main-d'œuvre de construction au monde», a ajouté M. 

Les besoins en main-d’œuvre dans l’industrie de la construction sont évalués à plus de 11 000 nouveaux diplômés par année, d’ici 2024. 

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