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De l'escalade dans le Stade Olympique

Alex Proteau | Agence QMI

ALEX PROTEAU/24 HEURES/AGENCE QMI

Un centre d'escalade sur bloc est accessible depuis mardi dans le mythique Stade olympique de Montréal, qui ne peut plus accueillir de grands rassemblements en raison des risques posés par l’épidémie de COVID-19.

C'est l'entreprise québécoise Nomad Bloc qui gère le projet au Parc olympique de Montréal. «Notre mission est d’amener l’escalade de qualité moderne que l’on retrouve dans des centres d’escalade, mais d'en mettre dans des lieux inusités comme le Stade olympique et dans des parcs et de la rendre accessible au plus de monde possible», a expliqué Babacar Daoust-Cissé, cofondateur de Nomad Bloc.

Ceux qui défieront ces courts murs de grimpe les ont peut-être déjà vus. C’est normal, Nomad Bloc tient tous les étés des installations extérieures aux Shop Angus, à proximité du lieu actuel.

L’escalade sur bloc est l’une des seules activités intérieures toujours autorisées en zone rouge, puisque c'est considéré comme la pratique d'un sport individuel, ce qui n'est pas interdit. Des procédures sanitaires ont été mises en place et le nombre d’utilisateurs est limité. Un système de réservation est en vigueur et les grimpeurs disposent de deux heures pour s’exercer. Chaque séance coûte 17$.

Différents parcours peuvent être entrepris selon les habiletés du grimpeur. Mis à part des souliers spécialisés offerts par l’endroit, la pratique de ce sport ne demande aucun équipement précis. Petit conseil amical : évitez le port des lunettes, car le masque est obligatoire en tout temps.

Comme plusieurs autres, M. Daoust-Cissé constate que la pratique de l’escalade sur bloc a changé et a de plus en plus la cote. «C’était un sport très niché où essentiellement les gens allaient principalement grimper sur les parois extérieures. Les centres d’escalade étaient très rares et étaient utilisés par les gens qui voulaient se pratiquer pour l’extérieur», a-t-il raconté.

De plus en plus d’amateurs de grimpe offrent d’exercer ce sport en pleine ville. On n’a qu’à penser aux centres Bloc Shop ou au Café Bloc dans le centre-ville de la métropole.

«On pense qu’il y a vraiment un potentiel à avoir des installations comme ça pour toute la communauté montréalaise de façon plus permanente», a enchainé le cofondateur, qui se réjouit de l’achalandage des derniers jours.