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Douze années de détention pour avoir battu son père avec un tisonnier

Julie Garon-Carrier | Agence QMI

Un délinquant notoire de Saint-Georges, dans Chaudière-Appalaches, a reçu une peine de 12 ans d'emprisonnement pour avoir battu son père à coups de tisonnier, avant de le voler et de prendre la fuite à bord du véhicule de celui-ci.

Marquis Larivière, 50 ans, a été condamné pour voie de fait grave, séquestration, extorsion, vol qualifié, introduction par effraction et vol de véhicule, vendredi, au palais de justice de Saint-Joseph-de-Beauce. La juge de la Cour du Québec Annie Trudel a qualifié la violence des crimes commis «d’extrême et d’inouïe».

Elle a, par le fait même, déclaré Marquis Larivière délinquant à contrôler, le condamnant à une période d’étroite surveillance de huit ans à sa libération à la fin de sa peine. La juge Trudel a noté que la confiance dont il bénéficiait de la part de son père, Gilles Larivière, ainsi que la vulnérabilité de ce dernier, âgé de 80 ans au moment des faits, constituent des facteurs aggravants.

Une trame hyper-violente

Le 1er septembre 2018, Larivière s’était rendu chez son père dans le but de le cambrioler et de partir «sur le trip» s’acheter du crack à Montréal. Le délinquant désirait obtenir la carte et le NIP de son paternel.

Pour y arriver, il lui a assené plusieurs coups de tisonnier, lui causant un traumatisme crânien ainsi que la fracture d’une hanche, lui arrachant une oreille et lui causant plusieurs plaies profondes. Ensuite, il a séquestré son géniteur puis a pris la fuite, le laissant pour mort.

Le lendemain, Louise Bolduc, la mandataire des finances de Gilles Larivière, a remarqué l’absence de la voiture de l’octogénaire. Trouvant la situation suspecte, elle a vérifié l’état des transactions bancaires de M. Larivière et a découvert que des achats ont été effectués à Montréal. Elle a appelé les policiers qui découvriront Gilles Larivière baignant dans son sang dans le sous-sol de sa maison, à Saint-Georges.

Deux jours plus tard, son fils est arrêté à Montréal. Pendant de son interrogatoire, il déclarera aux policiers qu’il avait planifié de se suicider cette journée-là.

Lors d’une comparution précédente devant la justice, Larivière a exprimé des remords que la juge a qualifiés de sincères, notamment à l’égard de la figure paternelle, dont il espère un jour le pardon.