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Les hôpitaux à l’extérieur du Grand Montréal pourraient déborder d’ici Noël, prévient l’INESSS

Vincent Larin | Agence QMI

Même si la hausse des hospitalisations a été moins marquée durant la dernière semaine, il pourrait manquer de lits dans les hôpitaux en dehors du Grand Montréal d’ici Noël.

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C’est ce qu’indique l’Institut national d’excellence en santé et services sociaux (INESSS), à un mois du temps des Fêtes et du début des quatre jours où les festivités seraient permises selon le «contrat moral» proposé aux Québécois par le premier ministre François Legault.

«En effet, les patients COVID-19 occupent déjà près de la moitié des lits réguliers dédiés, ce qui rend certains établissements plus fragiles à dépasser leurs capacités dédiées», indique-t-on au sujet des établissements hospitaliers en dehors de la région métropolitaine.

Pour Montréal et ses régions proches, le bilan est moins sévère.

«En dépit d’une légère augmentation de l’occupation des lits par des patients COVID-19, les analyses ne suggèrent pas de dépassement des capacités hospitalières dédiées pour le prochain mois», précise l’INESSS.

Cet organisme a développé un modèle qui permet de prédire le nombre d’individus qui seront hospitalisés dans les prochaines semaines en analysant le profil des personnes qui ont contracté la COVID-19 dans les derniers jours.

Il publie ensuite un bilan hebdomadaire à ce sujet, chaque vendredi.

On y apprend ainsi que même si moins de cas ont été détectés cette semaine par rapport à la précédente (8081 versus 9133), l’INESSS remarque qu’ils le sont chez des personnes plus à risque d’être hospitalisés.

«Tel qu’observé au cours des dernières semaines, les fluctuations du taux de transmission dans les différentes régions de la zone 2 persistent et génèrent un certain degré d’incertitude dans nos prévisions», est-il expliqué.

Le taux d’hospitalisation reste une donnée de la plus haute importance puisqu’elle est considérée par le gouvernement qui devra décider si les Québécois pourront tenir ou non des rassemblements à Noël.

«Quand on a annoncé le contrat moral, on a dit: on va s'assurer que la situation est relativement sous contrôle d'ici Noël. Donc, on suit ça jour après jour. Il y a plusieurs considérations: le nombre de cas, les hospitalisations dans chaque région du Québec, est-ce qu'on a le contrôle de la situation dans les hôpitaux, etc.», a d’ailleurs rappelé le directeur national de la santé publique, le Dr Horacio Arruda, lors du point de presse des autorités jeudi.

Ce dernier a déjà affirmé que la santé publique arrêterait son choix concernant les rassemblements du 24 au 27 décembre au plus tard le 17 décembre dernier.

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