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Un test sanguin pour détecter 50 types de cancer

TVA Nouvelles

Un test sanguin qui permettrait de détecter 50 différents types de cancer fera l’objet d’un projet pilote des Services de santé nationaux du Royaume-Uni (NHS).

Ces derniers espèrent que le test permette la détection plus rapide de la maladie chez les patients, permettant à la fois d’augmenter les chances de réussite des traitements.

Le test sanguin «Galleri», développé par la firme californienne Grail, sera testé sur quelque 165 000 patients dans le cadre de l’étude, rapporte CNN. La majorité des participants (140 000) sont âgés de 50 à 79 ans qui n’ont aucun symptôme.

Les autres 25 000 participants sont des personnes qui ont de «possibles» symptômes de cancer. Des tests leur seront offerts afin d’accélérer le dépistage de la maladie.

Grâce à ce nouveau test, NHS England souhaite notamment être en mesure de dépister plus tôt les formes de cancer qui sont plus difficiles à repérer.

«La détection rapide, particulièrement pour les cancers des ovaires et du pancréas qui sont plus difficiles à traiter, peut sauver des vies», explique Simon Steven, directeur général de NHS.

Le projet pilote doit s’entamer vers la mi-2021. Les résultats sont attendus d’ici 2023, après quoi on espère pouvoir offrir le test à un million d’individus d’ici 2025.

Mais alors que le projet pilote n’est même pas encore entamé, des experts se font critiques.

Parmi eux, Paul Pharaoh, professeur à l’Université Cambridge, qui dit douter des bases scientifiques du projet en raison du faible nombre d’articles scientifiques publiés à ce sujet.

«Le test Galleri en est un qui pourrait détecter un cancer précoce dans le sang d’un patient, mais les preuves qu’il peut effectivement le faire sont minces», dit-il, appelant à une plus grande prudence des services de santé nationaux.

À l’inverse, certains experts sont plutôt optimistes, mais mentionnent que des recherches plus approfondies sont nécessaires.

La Dre Jodie Moffat, directrice du dépistage hâtif chez Cancer Research UK, note que des études conduites ailleurs dans le monde étaient prometteuses.

«Toutefois, l’échantillon, en particulier pour certains types de cancer, est plutôt mince. Il faut donc un plus grand échantillon et des suivis plus longs auprès des patients qui ne reçoivent pas un résultat positif pour mieux comprendre les failles», avance-t-elle.