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User de créativité pour sortir du lot

Molly Béland | TVA Nouvelles

Des restaurateurs du Saguenay étaient beaucoup mieux préparés à la deuxième vague qu'à la première : équipements de protection, mesures sanitaires renforcées, gestion améliorée des risques.

«Quand on sentait que la soupe devenait plus chaude dans les derniers mois, on était prêt», a affirmé Bénédict Morin, copropriétaire des restaurants Maria Maria et des Bistro Café Summum.

Après avoir vécu la première vague, des restaurateurs de la région ont eu le temps de se préparer pour la deuxième et même de créer quelques nouveautés dans certains cas. Par exemple, le Maria Maria a adapté ses tacos pour emporter à la maison.

«On était plus prêt. On s'est pris d'avance aussi, ce qui nous a permis de peaufiner note site transactionnel, de pouvoir accueillir les gens là-dessus et de transiger de façon à ce que les gens puissent prendre leurs repas pour emporter», a-t-il ajouté.

L'adaptation s'est surtout faite en cuisine. Optimisation de l'espace en respectant la distanciation, réorganisation des instruments de cuisine pour gagner en rapidité et optimisation de l’espace pour les nouveaux plats pour emporter.

Même son de cloche au Bistro Café Summum de Chicoutimi.

Là-bas, on a plutôt opté pour des plateaux de bouchées gastronomiques pour sortir du lot.

«Le défi était de rendre ça à la hauteur et haut de gamme. On a réalisé plusieurs tests et on a réussi à réaliser une trentaine de bouchées différentes», a expliqué l'autre propriétaire du Bistro Café Summum, Maxence Raymond.

Pour un commerçant de la rue Racine, à Chicoutimi, encourager les restaurateurs reste toujours aussi important, peu importe la vague.

«Moi, j'encourage mes clients à aller acheter leur repas dans les restaurants, même moi quand je travaille je vais chercher mes diners dans les restaurants de la rue Racine», a souligné le propriétaire de la boutique Laflamme & Cie, Rock Delisle.

D'autres, au contraire, le font beaucoup moins qu'avant.

«Je pense que les gens sont surtout tannés de la situation actuelle alors il y a moins d'entraide. Les gens ont peut-être moins les moyens alors ils travaillent plus pour eux-mêmes», a avancé un citoyen rencontré par TVA Nouvelles.

Une autre femme, elle, priorise les plats faits maison: «Avant j'allais souvent manger au restaurant. Maintenant, si je vais en chercher une fois aux trois semaines, c'est beau», a-t-elle dit.

Selon leurs dires, ils seront plusieurs à aller profiter de l'ambiance des restaurants lorsque les salles à manger vont rouvrir.