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L’école à la maison gagne en popularité

TVA Nouvelles

L’incertitude liée à la pandémie pousse de plus en plus de famille à se tourner vers l’école à la maison.

Guidée pas leurs valeurs, la famille d’Elsa a choisi en octobre dernier de l’éduquer à la maison. 

«Mon enfant m'avait dit: "Maman, j'aime ça parce que j'apprends vraiment à m'organiser moi-même, puis c'est moi qui décide quand je fais les choses», indique Maude Chouinard, la mère d’Elsa.

Mais aujourd’hui, la famille se rend compte des nombreux aspects positifs à faire l'école à la maison.

«De belles découvertes. Moi, j'aime dire que c'est de l'éducation sur mesure qu'on a faite pour notre enfant», ajoute Mme Chouinard.

Pour Véronique Carrière, mère de trois enfants, c'est la santé de son conjoint qui a guidé son choix.

«Quand le gouvernement a dit, juste avant Pâques, que l'école était pour recommencer, je trouvais que c'était beaucoup trop tôt. Puis, j'ai un mari ici avec une condition cardiaque quand même assez grave. Donc, on ne voulait prendre aucun risque», explique-t-elle.

Une décision qui apporte aussi du positif dans la vie de ses enfants.

«Les enfants sont moins stressés. On n'a pas à ''dealer'' avec plein de choses plates de la vie comme l'intimidation, entre autres», précise Mme Carrière.

Maude et Véronique ne sont pas les seules mères de famille à avoir emprunté cette voie.

Selon le ministère de l'Éducation, en 2019-2020, 5964 enfants étaient scolarisés à domicile, et cette année, ils ont plus de 12 000.

Le seul bémol dans les circonstances, difficile de faire socialiser les enfants dans un contexte de pandémie.

C'est pourquoi l'Association québécoise pour l'éducation à domicile (AQED) a demandé à la santé publique de créer des bulles entre les familles qui font l'enseignement à la maison. Celle-ci a toutefois été refusée.

L’AQED y voit là une injustice envers les enfants qui sont scolarisés à la maison. Elle dénonce un manque d’équité par rapport aux enfants qui sont dans les écoles.

«Les familles organisent en temps hors pandémie des activités à la maison, dans des locaux qui sont loués, donc il y a deux, trois, quatre familles qui vont se regrouper quelques heures par semaine pour se créer des activités éducatives, pour faire appel à des animateurs, faire des ateliers de lecture, etc.», raconte Marine Dumond, présidente de l’AQED.

À la demande de ses enfants, Véronique Carrière optera à nouveau pour l’école à la maison l’année prochaine.