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Les urgences du Québec moins occupées

TVA Nouvelles

Se laver les mains, porter le couvre-visage et garder une distance de 2 mètres: toutes les mesures sanitaires mises en place font en sorte que les Québécois sont moins nombreux dans les urgences à l'approche de l'hiver.

Si bien que depuis novembre, on remarque une diminution d'environ 30%.

«Je dois vraiment féliciter les mesures sanitaires qui ont été prises par la santé publique et le ministère pour réduire les contacts, réduire la transmissibilité des maladies infectieuses», lance le Dr Antonio D’Angelo, chef de l’urgence au CHU Sainte-Justine.

Samedi matin, une seule civière sur les 16 disponibles était occupée à l’hôpital.

«À ce temps-ci de l'année, on a à peu près jusqu'à 250 patients par jour, beaucoup de cas respiratoires et de gastro. Cette année, il y en a beaucoup moins, jusqu'à 150 par jour», indique le Dr D’Angelo.

À l’Association des spécialistes de la médecine d’urgence du Québec, on constate que la moyenne des visites à l’urgence est bien en deçà de la moyenne habituelle.

«En moyenne environ, 10 000 patients se présentent dans nos urgences au Québec tous les jours. En ce moment, effectivement, on est descendu à peu près à 7 000», note le Dr Gilbert Boucher, président de l’association.

Cela ne veut pas pour autant dire que les temps d’attente sont réduits, au contraire.

«Il y a moins de patients, je vous dirais, mais ils attendent plus longtemps à l'urgence. Donc, quand on suit globalement les pourcentages, ils sont toujours aux alentours de 100%», ajoute le Dr Boucher.

Mais est-ce le calme avant la tempête dans les urgences? Avec la saison de la grippe qui est à nos portes et avec le temps des Fêtes qui approche, on craint le pire pour janvier.

«On a excessivement peur au mois de janvier qui s'en vient parce qu'on espère que la COVID n'augmentera pas», mentionne le Dr Boucher.

Les isolements préventifs et le transfert de personnel dans des régions plus touchées par le coronavirus ont aussi des répercussions.

«On perd de nos collègues qui vont en isolement préventif. Il y a des infirmières de Montréal qui vont aider au Saguenay. On sait qu'il y a de grosses éclosions là-bas. Ça cause de gros problèmes dans nos hôpitaux», conclut-il.