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«On a passé le test», se réjouissent des commerçants

Photo Didier Debusschere

Même si leurs ventes ont piqué du nez cette année, les détaillants estiment avoir relevé le défi du premier ministre François Legault en évitant la cohue catastrophique des grandes foules du Vendredi fou. 

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« Pour le gouvernement, c’était un gros test, le Vendredi fou. Je pense qu’on a passé le test », a indiqué vendredi en fin de journée le directeur des relations gouvernementales au Conseil canadien du commerce de détail (CCCD) – Québec, Jean-François Belleau. 

Des ténors de l’industrie craignaient que Québec vienne resserrer les mesures de contrôle dans les commerces de détail si le Vendredi fou connaissait des dérapages avec des foules monstres en pleine pandémie. 

Or, selon M. Belleau, même s’il pouvait être difficile vendredi de respecter la distanciation par endroits, le magasinage s’est somme toute bien déroulé dans l’ensemble de la province.

« C’est sûr que, si on prend les chiffres comparativement à l’an dernier, les taux d’achalandage sont plus bas. Les ventes ne sont pas au rendez-vous de la même façon, mais c’est une bonne affaire », a-t-il analysé. 

Moins rose

Pour le PDG de la bannière La vie en Rose, François Roberge, les ventes en baisse de 33 % par rapport à l’an dernier vendredi à 17 h laissaient un goût amer. 

« Habituellement, ces journées-là sont les plus grosses de l’année pour nous », a-t-il soupiré.

Même s’il a vu ses ventes décoller de 30 % par rapport à 2019 sur le web, cette hausse n’a pas compensé le recul dans ses 240 magasins au pays, alors que 26 boutiques sont fermées avec les confinements au Manitoba et en Ontario.

« C’est une année assez stressante », a-t-il confié, confirmant qu’il s’agissait de la période la plus difficile de sa carrière.

« On ne s’attendait pas à avoir autant de monde que d’habitude [à cause de la COVID] », a dit Alexandra, gérante à L’Intervalle, au Centre Eaton, à Montréal. 

« Ce que je remarque, c’est que les gens ne niaisent pas aujourd’hui [vendredi]. Ils ne viennent pas pour juste regarder, ils achètent. Et ça, c’est quand même quelque chose de différent par rapport à d’habitude, surtout au Black Friday », a lancé Mona, gérante de la bijouterie Arabella au Carrefour Laval.

– Avec Clara Loiseau et Martin Jolicoeur