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Ottawa veut prévenir les pénuries de médicaments

Agence QMI

STOCKQMI-SANTÉ

Photo d'archives JOEL LEMAY

Dans un contexte où les drogues nécessaires à la fabrication de médicaments sont à risque de pénurie à travers le monde, Ottawa a interdit aux entreprises de distribuer des drogues destinées à être consommées à l’extérieur du pays si ces ventes risquent de causer une pénurie.

«Les entreprises sont désormais également tenues de fournir, dans un délai de 24 heures, des renseignements à la demande du Ministère pour permettre à ce dernier d'évaluer si des pénuries actuelles ou éventuelles peuvent présenter un risque grave ou imminent pour la santé», a précisé Santé Canada, samedi, dans un communiqué.

Le Canada représente 2 % des ventes de drogues dans le monde, mais s’approvisionne à hauteur de 68 % en drogues venant de l’étranger. Dans un tel contexte, les retards dans la production au niveau international en raison de la COVID-19 créent un risque de pénurie.

Déjà au début du mois de mars, l’Association des pharmaciens du Canada avait lancé un cri d’alarme quant aux pénuries potentielles de médicaments liées aux délais dans la chaîne mondiale d’approvisionnement, alors affectée par les mesures sanitaires costaudes en Chine.

Une nouvelle règle sur l’importation de drogues aux États-Unis qui entrera en vigueur le 30 novembre permettra aux grossistes américains d’importer en vrac des médicaments sur ordonnance destinés au marché canadien, créant par le fait même une occasion pour les pharmaceutiques canadiennes.

Ottawa vise donc à restreindre les possibilités d’exportation de médicaments vers l’étranger, notamment aux États-Unis, pour s’assurer que les producteurs locaux priorisent le marché canadien.

La ministre fédérale de la Santé, Patty Hajdu, avait déjà signé deux arrêtés pour prévenir les pénuries de médicaments dans un contexte de pandémie.