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Inacceptable d’attendre jusqu’en septembre pour être vaccinés, dit PSPP

Jérémy Bernier | Journal de Québec

Paul St-Pierre Plamondon

Photo Marc Desrosiers

Le chef du Parti québécois, Paul St-Pierre Plamondon, considère qu’il est inacceptable que la majorité des Canadiens, et donc des Québécois, doivent attendre au moins septembre 2021 pour être vaccinés.

« C’est un exemple flagrant de pourquoi une saine démondialisation, comme le propose le Parti québécois, est absolument nécessaire. Lorsqu’on n’a pas d’autonomie, on n’a pas d’indépendance par rapport à ce qui est essentiel », plaide PSPP en entrevue avec Le Journal.

Le chef du PQ estime que le retard dans la vaccination par rapport à d’autres pays, comme la France et les États-Unis, aura des conséquences « très graves » sur la population québécoise.

« Si on a 8, 9 ou 10 mois de pandémie de plus au Québec, il y a des vies humaines qu’on n’aura pas réussi à protéger », soutient-il.

Une situation évitable

St-Pierre Plamondon craint aussi que les entreprises québécoises soient désavantagées par rapport à celles des autres pays si la reprise économique est plus tardive, conséquence directe d’une vaccination tout aussi tardive.

Une situation qui, selon PSPP, aurait pu être évitée si on avait « conservé nos capacités de production de vaccin qu’on avait auparavant », une bévue que Justin Trudeau a rejetée sur le gouvernement Harper la semaine dernière.

« C’est extrêmement pénalisant pour les entreprises québécoises parce que ça veut dire que toutes les entreprises à l’étranger vont être concurrentielles et vont prendre un avantage de plusieurs mois sur les nôtres », plaide le chef du PQ.

Saine démondialisation

Le péquiste croit pouvoir corriger le tir si son parti prenait le pouvoir en 2022, en prônant une « saine démondialisation » de façon à rendre la Belle Province plus autonome dans certains secteurs.

« Les entreprises capables de faire des vaccins, il y en a au Québec. Mais l’État a un rôle à jouer en accélérant la recherche et le développement, en créant un environnement pour avoir des entreprises concurrentielles. »

« Un Québec démondialisé et indépendant aurait pu obtenir des vaccins plus rapidement pour réduire des pertes dans la population et permettre une relance économique plus rapide », conclut-il.