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Louis-Étienne Santais: l'insomniaque qui joue du piano

Cédric Bélanger | Journal de Montréal

Louis-Étienne Santais

Photo Didier Debusschere

Louis-Étienne Santais

Lorsqu’il n’arrivait pas à fermer l’œil en raison de son insomnie chronique, Louis-Étienne Santais se réfugiait dans son studio et composait de la musique sur un clavier.

Ces improvisations nocturnes ont fini par constituer la base de Reflection I, un album instrumental empreint de mélancolie dans lequel le musicien de Québec suit les traces des vedettes de la vague néoclassique d’ici, Alexandra Stréliski et Jean-Michel Blais.

Déjà, la pièce Augustines connaît un beau succès sur Spotify. Elle compte 2,6 millions d’écoutes grâce à son inclusion sur la populaire liste de lecture Peaceful Piano, fréquentée par plus de 6 millions d’abonnés de la plateforme.

Pour Louis-Étienne Santais, c’est le jour de la marmotte puisque c’est aussi grâce à Spotify que Fjord et Ghostly Kisses, ses autres projets musicaux, se sont fait connaître.

«C’est certain qu’ils me connaissaient déjà, cela a dû jouer à mon avantage», soupèse-t-il.

À moitié endormi

La création d’un album portant son nom ne faisait pas partie des plans de Louis-Étienne Santais. Ses longues nuits éveillées lui ont servi de catalyseur.

«J’étais dans un espace créatif dépourvu de contraintes et de jugement par rapport à moi-même. Étant à moitié endormi, je me laissais aller librement. Plusieurs pièces sont issues de ces moments de mi-lucidité.»

Pour certaines compositions, Louis-Étienne Santais avait une idée en tête. Par exemple, Father allait constituer un hommage à son père disparu. 

Pour Augustines, par contre, aucun thème ne surgissait lors de la composition. C’est en la réécoutant que le clin d’œil à la congrégation religieuse de la ville de Québec s’est imposé.

«Je suis très fier de venir de Québec, de la représenter comme artiste. C’est pour cette raison que cette association s’est faite naturellement. J’adore me promener dans le Vieux-Québec et dans la ville en général. J’y puise de nombreuses sources d’inspiration.»


Reflection I est sur le marché depuis le 27 novembre.