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Chantier Davie propose des navires plus verts pour la Garde côtière

Jean-Michel Genois Gagnon | Journal de Québec

Photo Stevens LeBlanc

Chantier Davie propose à Ottawa de construire le plus puissant brise-glace à propulsion diesel-électrique au monde pour remplacer le NGCC Louis S. St-Laurent de la Garde côtière canadienne. L’entreprise de Lévis reluque, depuis plusieurs années, ce contrat qui pourrait dépasser 1,3 milliard $. 

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Pour réaliser ce nouveau navire, dont le nom devrait être celui de l’ancien premier ministre John G. Diefenbaker, Chantier Davie dit s’être associé avec les compagnies Vard, qui agirait comme «concepteur», et Serco, qui superviserait «l’ingénierie, la gestion du projet et la production». 

La construction du NGCC John G. Diefenbaker fait couler de l’encre depuis plusieurs années. En 2011, Ottawa avait octroyé à Seaspan le mandat visant à construire le plus grand brise-glace dans l’histoire canadienne.   

En juin 2019, le chantier maritime de Vancouver avait toutefois perdu cette commande en raison de retards dans la livraison. Le processus pour dénicher le nouveau constructeur est toujours en cours. Ce contrat s’inscrit dans le cadre de la Stratégie nationale de construction navale. 

Davie affirme pouvoir débuter les travaux du NGCC John G. Diefenbaker «dès aujourd’hui». La direction estime même pouvoir livrer le brise-glace en avance par rapport à l’échéancier fixé à 2029.  

Le chantier maritime promet également que la construction de ce navire avec un «accent particulier sur la sécurité, l'efficacité et le confort de l'équipage» se fera par des Canadiens et des Québécois. Ce contrat pourrait créer jusqu'à 2500 emplois directs et indirects et contribuer à l'économie à hauteur de 2,5 milliards $, selon une étude réalisée par la firme Deloitte. 

«Nous veillerons à ce que ce navire soit construit au Canada par des milliers de Canadiens et Québécois selon les normes les plus strictes. Fait au Canada n'a jamais eu autant de sens, alors que nous cherchons à nous remettre de la pandémie de la COVID-19», souligne dans un communiqué James Davies, président et chef de la direction chez Chantier Davie. 

Compétition 

L’entreprise de Lévis n’est pas la seule organisation à vouloir le contrat canadien pour la construction du brise-glace polaire NGCC John G. Diefenbaker. Les compagnies Heddle Shipyards et Seaspan Marine ont également annoncé un partenariat en juin dernier pour rafler la mise. 

En août dernier, Davie a lancé le Centre national des brise-glaces à Lévis. Le chantier maritime souhaite mettre à profit son expertise et celle de ses fournisseurs pour remplacer certains navires vieillissants au Canada.  

L’aventure du NGCC Louis S. St-Laurent devrait prendre fin d’ici 2030 et le NGCC Terry Fox approche ses 40 ans de service.