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Mise à jour économique: un test pour François Legault, selon le Parti québécois

Charles Lecavalier | Journal de Québec

Photo d'archives Stevens Leblanc

La mise à jour économique à Ottawa sera un test pour le gouvernement Legault, selon le Parti québécois, qui rappelle que le Québec doit obtenir des milliards additionnels en santé pour atteindre l’équilibre budgétaire. 

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«François Legault nous vend un nouveau fédéralisme dans lequel le Québec ferait des gains. La question se pose : que fera-t-il s’il essuie un nouvel échec», lance le chef péquiste Paul St-Pierre Plamondon en entrevue avec Le Journal

Le Québec et les autres provinces canadiennes demandent à Ottawa une augmentation des transferts fédéraux en santé pour compenser les coûts grandissants des hôpitaux, des médicaments, du matériel et des salaires des soignants. 

Le constat des provinces : leurs revenus gonflent moins rapidement que les coûts du réseau de la santé. La conséquence : à terme, ils seront tous face à un précipice. 

Ces transferts comblent un peu plus de 20 % du budget de la santé du Québec, et le gouvernement Legault voudrait qu’ils soient de 35 %, soit une hausse de 6 milliards par année.  

Équilibre budgétaire 

«Ils sont nécessaires pour atteindre l’équilibre budgétaire, c’est écrit noir sur blanc dans la mise à jour économique du gouvernement Legault», souligne M. St-Pierre Plamondon. Il estime que ces fonds devraient se retrouver dans la mise à jour budgétaire qui sera présentée par la ministre des Finances du Canada, Chrystia Freeland.  

Mais les négociations ont à peine débuté. Le premier ministre Justin Trudeau et ses homologues provinciaux doivent se parler au début du mois de décembre. À la mi-novembre, François Legault, qui préside le conseil de la fédération, disait que Justin Trudeau «nous a assuré que le gouvernement fédéral soutiendra les provinces et les territoires» et que la meilleure manière d’y arriver «consiste à accroître la part fédérale du financement des soins de santé par le biais du Transfert canadien en matière de santé». 

D'échec en échec 

M. St-Pierre Plamondon affirme qu’il aura à l’œil la CAQ, dont la stratégie de négociation est de «cacher la vérité» et navigant «d’échec en échec». «Regardez le rapport d’impôt unique. Françoit Legault l’a demandé, il s’est fait dire non et on n’en a plus jamais entendu parler. On l’a vu aussi en culture et en immigration», a souligné M. St-Pierre Plamondon.  

Mais cette fois-ci, l’échec ne pourra pas être caché, car le Québec se retrouvera avec un trou budgétaire : «François Legault fera face à un dilemme : prendre la position des libéraux, ou prendre la position péquiste».