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Du matériel de protection «cheap» et «trop petit»

TVA Nouvelles

Les infirmières d’une unité du plus gros CHSLD du Québec, le Centre d'hébergement de l'Hôtel-Dieu-de-Saint-Hyacinthe, ont refusé de travailler la nuit dernière pour dénoncer leurs conditions de travail.

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Ce sont les membres de l’équipe de nuit, excédés d’être en sous-effectif, qui ont organisé un «sit-in», lorsqu’elles ont constaté qu’elles n’étaient que trois infirmières (dont deux auxiliaires) pour 64 patients en zone COVID. 

Le ras-le-bol est complet, affirme leur syndicat, surtout que les mesures de prévention des infections ne sont pas optimales, particulièrement celles concernant les équipements de protection individuelle qui seraient de mauvaise qualité.

«Les gens en CHSLD ont des petits masques de procédures, les mêmes qu’on met pour aller à l’épicerie, en papier! On a appris hier que les bandeaux d’une visière sur deux ne tenaient pas et tombaient. Quand tu es en isolation, tu ne peux pas vraiment te jouer dans les cheveux pour replacer cela. C’est vraiment du matériel ‘’cheap’’», dénonce Brigitte Pétrie, du Syndicat des professionnels en soins de la Montérégie-Est.

Elle assure également que les jaquettes son trop petites, que les gants ne couvrent pas les poignets, rendant ainsi les professionnelles en soins plus vulnérables au virus. 

Quant aux jaquettes en tissus, «elles sont tellement vieilles, il y a des trous dedans!», dénonce Mme Pétrie. 

Réaction du CISSS 

Le CISSS de la Montérégie-Est s'est dit préoccupé par la situation des infirmières concernées, dans l'unité du Parc. 

«La pénurie de main-d’œuvre en soins infirmiers est une problématique provinciale et la situation n’est pas différente au sein de notre établissement. Nous sommes cependant à réviser le personnel requis sur l’unité du Parc du Centre d’hébergement de l’Hôtel-Dieu-de-Saint-Hyacinthe en raison de l’évolution récente de la situation sur place», indique l'organisation par courriel. 

Concernant le matériel de mauvaise qualité, vieillissant et problématique, le CISSS assure que la problématique n'avait pas été soulevée auparavant, et que le suivi nécessaire sera effectué. 

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