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Les garagistes aidés par les snowbirds qui restent ici

Clara Loiseau | Journal de Montréal

Sonia Comtois, propriétaire du Garage Donald Viens, et le mécanicien Guy Viens ont vu une baisse d’achalandage d’environ 25% lors des changements de pneus.

Photo Pierre-Paul Poulin

Sonia Comtois, propriétaire du Garage Donald Viens, et le mécanicien Guy Viens ont vu une baisse d’achalandage d’environ 25% lors des changements de pneus.

Les garagistes n’ont pas eu de grandes baisses de revenus cet automne malgré une diminution de l’achalandage liée à la pose de pneus d’hiver, notamment grâce aux snowbirds restés au Québec qui ont dû s’en procurer des nouveaux.

« Les gens ont eu peur que les garages referment à cause de la COVID [comme au printemps], donc on a eu plus de clients qui se sont préparés d’avance. On a commencé à avoir des prises de rendez-vous dès le mois de septembre, alors que d’habitude ça commence vers la mi-octobre », soutient Frédérick Avon, propriétaire du garage Auto Place Garage Avon, à Repentigny, dans Lanaudière.

Mais c’est aussi à cause des mesures sanitaires en place, qui réduisent le nombre d’employés et donc le nombre de plages horaires, que les conducteurs ont été plus prévoyants, pense Sonia Comtois, propriétaire du garage Donald Viens, à Longueuil.

« Avant, par exemple, on pouvait dépanner un peu monsieur et madame Tout-le-Monde qui passaient, mais malheureusement avec la pandémie, on a dû s’en tenir à nos clients, ceux qui avaient leurs pneus à l’entreposage », explique-t-elle. 

Les Québécois avaient jusqu’à lundi pour faire poser leurs pneus d’hiver, sous peine d’une amende allant de 200 à 300 $ selon le ministère des Transports du Québec.

Résultat, certains garagistes enregistrent une baisse d’achalandage d’environ 25 % du côté du changement de pneus, par rapport aux années précédentes.

« Un garage qui pouvait prendre 400 rendez-vous en une journée par exemple, il en prend peut-être 300-350 maintenant, à cause du manque de personnel, mais aussi de toutes les mesures sanitaires à respecter en chaque service », soutient Nicolas Ryan, conseiller en communication pour CAA-Québec.

Plus de ventes

Mais les garagistes enregistrent par contre une légère augmentation de 10 à 15 % du côté de la vente des pneus d’hiver.

« Déjà il y a beaucoup de snowbirds qui ne peuvent plus aller dans le Sud et qui se retrouvent avec des véhicules qui n’ont pas de pneus hivernaux, donc ils doivent en acheter. Et d’autres parts, il y a des gens qui n’ont pas changé leurs pneus en mars dernier, donc ils ont roulé tout l’été avec leurs pneus d’hiver et doivent maintenant les changer », explique M. Ryan.