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Les symptômes persistants de la COVID-19 pendant plusieurs mois

Elisa Cloutier | Journal de Québec

Parmi les symptômes de la COVID-19 qui peuvent persister jusqu’à «plusieurs mois», les plus fréquents sont notamment la fatigue, les troubles respiratoires, l’anxiété et même les effets du trouble post-traumatique, selon ce que rapporte l’Institut d’excellence en santé et services sociaux (INESSS).

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Après avoir répertorié 17 études à travers le monde, l’INESSS dresse une liste des symptômes post-COVID-19 les plus fréquents. 

Il s’agit notamment de la fatigue, des symptômes respiratoires (dyspnée, essoufflement), de la perte de l’odorat, de la perte ou du trouble du goût, des douleurs thoraciques, des troubles de la mémoire, de l'anxiété, de la dépression et des symptômes du trouble post-traumatique. (voir encadré) 

«Par ailleurs, plusieurs autres symptômes présentés moins fréquemment dans les études répertoriées ont aussi été rapportés à des prévalences variables comme les maux de tête, l’arthralgie [douleurs articulaires], les symptômes gastro-intestinaux (douleurs abdominales, nausées, diarrhée), palpitation, frissons, perte de cheveux, œdème des membres, étourdissements, maux de gorge et la toux», peut-on lire. 

Dans son rapport, l’INESSS cite aussi les propos de l’OMS voulant que la COVID-19 «pourrait augmenter les risques de problèmes de santé à long terme qui pourraient toucher le cœur, les poumons, le cerveau et le système nerveux, la santé mentale et le système musculosquelettique et autres». 

Large liste de symptômes

Cette large liste de symptômes est loin de surprendre le Dr Mathieu Simon, pneumologue et chef des soins intensifs à l’Institut universitaire en cardiologie et pneumologie de Québec.  

«Aller aux soins intensifs, il y a un prix à ça. Tu n’en sors pas comme neuf», soutient l’intensiviste.  

Un an pour s’en remettre

Le Dr Simon affirme même que des patients intubés aux soins intensifs peuvent mettre un an à s’en remettre. «Le poumon se régénère, mais c’est un an. C’est un an avant de retrouver pleinement leur masse musculaire. Leur endurance cardio-vasculaire peut être très mauvaise pendant un an», soutient-il. 

«Très inquiet»

Par ailleurs, le Dr Simon affirme être «très inquiet» à l’approche des Fêtes. «On voit les chiffres de prévalence qui montent avec 1300 ou 1400 cas par jour la semaine dernière. C’est sûr que dans 10 à 14 jours, ça va se traduire par des hospitalisations et des hospitalisations aux soins intensifs», estime-t-il.  

L’intensiviste se dit aussi inquiet pour les «autres problèmes de santé», alors que plusieurs patients ont «peur d’aller à l’hôpital», dit-il. «On a vu ces dernières semaines des gens qui ont attendu que des pneumonies se transforment en abcès dans l’enveloppe du poumon de peur de venir consulter, c’est la même chose avec des infarctus, c’est très épeurant», illustre-t-il. 

Les symptômes persistants les plus fréquents 

- La fatigue;   

- Les symptômes respiratoires – dyspnée, essoufflement/souffle court;   

- La perte du goût, de l’odorat, ou le trouble du goût;   

- Les troubles du sommeil;   

- La myalgie;   

- Les douleurs thoraciques;   

- Les troubles de mémoire ou de concentration;   

- L’anxiété, la dépression et les symptômes du trouble de stress post-traumatique.