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L'OIT classe sans suite une plainte des Métallos contre Legault

Louis Cloutier | TVA Nouvelles

L'Organisation internationale du travail (OIT), une branche de l'ONU basée à Genève, a classé sans suite une plainte portée par le syndicat des Métallos contre le premier ministre François Legault en marge du conflit de travail qui a duré plus d'un an à l'aluminerie de Bécancour (ABI).

Des propos tenus par le premier ministre, qui avait notamment déclaré publiquement «je pense que c'est important d'être raisonnable et actuellement je ne pense pas que le syndicat est raisonnable», avaient ulcéré le syndicat.

Ce dernier avait soulevé neuf déclarations qu'il a fait parvenir à l'OIT, puisqu'il jugeait qu'elles entravaient des activités licites de défense des intérêts des travailleurs et la reconnaissance du droit de négociation collective.

Or, l'OIT a jugé que «le comité n'a pas la capacité ni les moyens d'évaluer la signification et l'impact des déclarations publiques alléguées dans ce cas et ne poursuivra donc pas son examen», classant ainsi l'affaire sans blâmer le premier ministre.

Dans sa réplique à l'OIT, M. Legault a souligné «comme le rappelle elle-même l'organisation plaignante, que c'est elle qui a sollicité la participation du Gouvernement du Québec dans la résolution du conflit de travail».

«Cette demande a été réitérée par les travailleurs et travailleuses lock-outés qui se sont déplacés à pied jusqu'à l'Assemblée nationale», a-t-il ajouté.

Le syndicat des Métallos a préféré ne pas commenter la décision de l'OIT.

Du côté du cabinet de François Legault, on s'en tient à en prendre acte. «Nous regardons vers l'avenir et que nous devons maintenant relancer l'économie du Québec», a-t-on indiqué.

Le député de Nicolet-Bécancour croit que la page est maintenant tournée. «Je pense que ce n'est pas une surprise. Je pense que M. Legault – on n'en a jamais parlé – n'était pas très inquiété par ce rapport-là. Pour moi, c'est la fin d'un chapitre», a affirmé Donald Martel.