/news/coronavirus

97% des victimes de la première vague avaient une comorbidité

Nicolas Saillant | Journal de Québec

97 % des 5000 victimes de la COVID-19 lors de la première vague avaient une condition médicale préexistante. 

• À lire aussi: Le pire bilan depuis le début de la pandémie

• À lire aussi: La vaccination dès la semaine prochaine dans certains pays

• À lire aussi: Des vaccins pour 8% des Québécois d’ici le 31 mars

C’est ce que révèle une nouvelle étude présentée par l’INSPQ visant à évaluer l’effet des comorbidités sur le risque de décès. Pas moins de 5000 personnes sont décédées de la COVID au Québec entre février et le mois de juillet. 

Plus de la moitié des gens (55 %) qui ont contracté la COVID à ce moment avait une condition médicale préexistante. Dans la population en générale, 40 % souffrent d’une maladie diagnostiquée.  

Chez les 5 543 premiers décès de la COVID au Québec, 97 % de ceux-ci avaient une condition médicale préexistante.  

Autre donnée de cette étude, 87 % des personnes hospitalisées pendant la première vague, soit environ 6000 patients, avaient une condition médicale préexistante. Le biostatisticien de l’INSPQ, Marc Simard précise qu’il n’y a pas de comorbidité qui semble plus à risque qu’une autre et que c’est plutôt «le cumul des maladies qui a un impact».  

L’Étude de l’Institut national de la Santé publique du Québec a identifié 14 comorbidités «ayant un impact sur le risque de décès» et 17 problèmes de santé en lien avec les hospitalisations. Parmi les comorbidités les plus prévalentes, l’institut note les maladies cardiovasculaires, l’hypertension, les maladies respiratoires, le diabète et l’anémie. 

Cinq fois plus élevé

Il semble aussi que les comorbidités ont un impact direct sur les risques de décès chez les plus jeunes. Le risque de décès est cinq fois plus élevé pour les personnes de moins de 60 ans atteints de la COVID vivant à la maison avec une seule comorbidité.  

Marc Simard tient cependant à rappeler que «la probabilité de décès demeure tout de même assez faible». «Il ne faut pas que les gens se mettent à avoir la peur au ventre», indique M. Simard. 

«L’excès de risque diminue avec l’âge. «Le cumul de comorbidités a un impact faible sur le décès chez les individus de 80 ans et plus résidant en CHSLD». L’étude des comorbidités associées au décès ou à l’hospitalisation permet d’établir des sous-groupes qui sont plus à risque explique l’INSPQ. 

M. Simard fait valoir que les résultats de l’étude vont dans le sens des recommandations de la Santé publique et «corrobore les messages» visant les personnes à risque.  

Dans la même catégorie