/news/law

Des bars de danseuses entament des procédures judiciaires contre Québec

Agence QMI

Jugeant injuste d'être exclus de programmes d'aide provincial, deux propriétaires de bars de danseuses et de loterie vidéo ont entamé des procédures judiciaires contre Québec mercredi.

Forcés de fermer leurs portes presque sans discontinuer depuis le début de la pandémie, ces établissements n'ont pourtant pas pu toucher d'aide des différents programmes de soutien de Québec, incluant le programme d’Aide aux entreprises en régions en alerte maximale (AERAM), puisque ceux-ci excluent les entreprises qui ne correspondent pas à certains standards de «moralité».

• À lire aussi: Aide aux entreprises: les bars de danseuses et de loterie vidéo se disent discriminés

Ce faisant, les hommes d’affaires Qi Chen et Bin Sheng ont déposé une demande introductive d'instance en contrôle judiciaire à la Cour supérieure du Québec pour exiger que le rejet de leur demande d'aide respective soit révisé et déclaré «arbitraires, injustes et inéquitables».

Qi Chen possède les bars de danseuses Champion à Laval, le Zipper à Saint-Hyacinthe et Mania à Montréal, ainsi que le sauna gai Sauna Oasis sur la rue Sainte-Catherine et le centre de massage Santé Chinois Spa sur la rue Saint-Denis, en plus de l’hôtel la Lorraine à Lachute. Bin Sheng, lui, est propriétaire du bar de danseuses nues Le Pigale à Gatineau.

«Chacune des demanderesses se sont heurtées à une fin de non-recevoir malgré qu’elles soient des entreprises dont les activités ont été complètement arrêtées, qu’elles soient situées en zone rouge, et malgré qu’elles fassent partie des secteurs d’activités visés (débit de boissons alcooliques)», ont déploré les bars dans leur demande.

Urgence 

Lancée en octobre, l'AERAM permet aux entreprises en zone rouge forcées de fermer leurs portes de toucher jusqu'à 15 000 $ par mois pour les aider à payer leurs frais fixes.

«Il est urgent que les demanderesses obtiennent le montant de subvention suffisant à acquitter ces frais puisqu’autrement, leurs commerces pourraient ne pas rouvrir», ont plaidé les entreprises dans leur demande.

La semaine dernière, deux associations de bars, l’Union des tenanciers de bars du Québec (UTBQ) et la Corporation des propriétaires de bars, brasseries et tavernes du Québec (CPBBTQ) avaient manifesté contre les dispositions de l'AERAM empêchant certains de leurs membres de recevoir une aide financière.

- Avec la collaboration d'Alex Proteau, 24 Heures