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Encore un au revoir qui coûte des millions chez Bombardier

Sylvain Larocque | Le Journal de Montréal

Bombardier - John Di Bert

Photo courtoisie Bombardier

Après l’ancien grand patron Alain Bellemare, voilà qu’un autre haut dirigeant de Bombardier, le chef de la direction financière, John Di Bert, quitte l’entreprise avec des millions de dollars.

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Bombardier a annoncé lundi le départ de M. Di Bert « avec effet immédiat ». 

Recruté par M. Bellemare, le Montréalais était en poste depuis août 2015.

Le contrat de travail de John Di Bert prévoyait qu’il avait droit à une indemnité équivalant à 12 mois de salaire en cas de cessation d’emploi.

« Incertitude » 

Toutefois, compte tenu de l’« incertitude généralement liée aux transactions transformatrices », plus particulièrement la vente de la division ferroviaire Bombardier Transport à Alstom, le conseil d’administration de la multinationale québécoise a décidé, en février, de bonifier les indemnités de départ destinées à ses hauts dirigeants.  

M. Di Bert aura donc droit à l’équivalent de deux ans de salaire de base, soit 1,56 million $, plus une prime de 1,42 million $ et la valeur des unités d’actions qu’il détient, laquelle s’établit actuellement à environ 422 000 $. En tout, le dirigeant recevra environ 3,4 millions $.

Bombardier et Alstom ont annoncé hier avoir reçu toutes les approbations réglementaires nécessaires pour compléter la vente de Bombardier Transport au groupe français. La clôture de la transaction de 8,4 milliards de dollars américains (plus de 10,8 milliards de dollars canadiens) est prévue pour le 29 janvier.

C’est Bart Demosky, un ancien chef des finances du Canadien Pacifique et de Suncor, qui a succédé à John Di Bert. 

Il déménagera à Montréal, a indiqué hier au Journal une porte-parole de Bombardier, Jessica McDonald.  

Deux autres départs coûteux  

Il s’agit du deuxième changement à la haute direction depuis qu’Éric Martel a pris les commandes de Bombardier, en avril.

En octobre, l’entreprise avait annoncé le départ du grand patron des jets d’affaires, David Coleal. Ce dernier avait quitté avec près de 4 millions $. C’est M. Martel qui l’a remplacé, ce qui permettra à Bombardier d’avoir un haut dirigeant de moins à rémunérer.

Rappelons qu’au début mars, Bombardier avait montré la porte à M. Bellemare. Celui-ci a eu droit à un « arrangement de départ » évalué à 16 millions $.

L’action de catégorie B de Bombardier a clôturé hier à 50 cents, en baisse de 6,6 %, à la Bourse de Toronto.