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La dette publique du Canada qui profite aux banques privées

Les banques privées s’enrichissent monétairement et consolident, du même coup, leur emprise sur la société comme jamais auparavant. Aux dépens des générations actuelles et futures, et ce, sans même être inquiétées. Car c’est aux banques privées que Justin Trudeau emprunte les sommes considérables qui sont nécessaires pour atténuer les impacts économiques et sociaux des mesures d’urgence sanitaire en vigueur dans tout le pays.  

Cette générosité éprouvée est un héritage de son père, Pierre Elliott Trudeau, qui, en 1974, décida que le gouvernement fédéral allait dorénavant emprunter non plus à la Banque du Canada, une banque publique appartenant à l’ensemble des Canadiennes et des Canadiens, mais bien aux banques privées. Pourquoi? Et pourquoi avoir étendu le pouvoir de création monétaire, jusque-là réservé à la Banque du Canada, aux banques privées? 

Question d’actualité

Cette question, ou remise en question, est plus que jamais d’actualité, car c’est à partir de ce moment-là que la dette publique a commencé à croitre de manière exponentielle (actuellement, la dette s’élève à près de 950 milliards de dollars, soit plus de 25 000 dollars par personne), et que le remboursement de cette dette toujours croissante amène le gouvernement fédéral à sabrer toujours un peu plus dans le financement des services publics et des programmes sociaux, au point de compromettre leur pérennité. 

Il faut savoir que la Banque publique du Canada nous a permis de traverser la 2e guerre mondiale et de construire les ponts, les autoroutes, les chemins de fer, les réseaux d’aqueducs, les écoles, les hôpitaux et les universités, et ce, tout en étant relativement libre de dettes en tant que nation. Remarquable, n’est-ce pas? 

La «question qui tue»

Et pourtant, aucun journaliste ou député n’a même osé poser la « question qui tue »: Pourquoi le gouvernement du Canada n’emprunte-t-il pas les sommes dont il a besoin, y compris celles de la relance post-COVID-19, auprès de la Banque publique du Canada, plutôt qu’aux banques privées, dont le seul but est de maximiser leurs profits? 

Est-ce que cela démontrerait la puissance acquise par ces banques privées et le contrôle qu’elles exercent déjà, les plaçant hors d’atteinte et les rendant immunes à toute remise en question de leur rôle au sein de la société? 

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