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Le PDG du CISSS de Lanaudière démis de ses fonctions

Agence QMI

Castonguay

Collaboration

Le président-directeur général du Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de Lanaudière Daniel Castonguay, éclaboussé par la mort révoltante de Joyce Echaquan en septembre, a été démis de ses fonctions et sera remplacé dès jeudi.

Le gouvernement Legault a annoncé, en fin de journée mercredi, que M. Castonguay sera remplacé par Caroline Barbir à titre de PDG par intérim.

Mme Barbir, qui possède une maîtrise en administration de la santé, est présentement la PDG du CHU Sainte-Justine. Cette dirigeante d'expérience œuvre depuis près de quatre décennies dans le réseau de la santé et a occupé plusieurs postes de directrice générale dans divers hôpitaux du Québec.

La dirigeante demeurera PDG du CHU Sainte-Justine, a souligné le gouvernement.

Cette annonce survient dans la foulée de la mort tragique de Joyce Echaquan, cette femme attikamek qui est décédée au centre hospitalier de Lanaudière alors qu'elle était la cible de propos haineux de deux membres du personnel. Ses derniers moments, enregistrés sur son cellulaire, ont profondément choqué tout le Québec.

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Caroline Barbir aura d'ailleurs une lourde tâche en prenant les rênes du CISSS de Lanaudière pour tenter de rebâtir les ponts avec les communautés autochtones, a reconnu le gouvernement Legault.

«Je suis persuadé qu’avec sa connaissance approfondie des enjeux de notre réseau, son leadership éprouvé ainsi que ses qualités interpersonnelles, elle saura notamment rétablir la confiance avec les communautés autochtones et qu’elle saura mener à bien les grands dossiers de cet établissement», a clamé le ministre de la Santé et des Services sociaux, Christian Dubé, par communiqué.

D'autres mandats pour Castonguay 

Daniel Castonguay, de son côté, se verra confier «différents mandats stratégiques liés à la pandémie», notamment en vue de la campagne de vaccination contre la COVID-19.

Ce changement de garde à la tête du CISSS n'est pas une grande surprise. Déjà, à la fin octobre, le premier ministre François Legault et le ministre Dubé avaient laissé entendre qu'ils souhaitaient avoir «les bonnes personnes en place» pour rétablir les ponts avec la communauté attikamek de Manawan, laissant présumer que M. Castonguay n'était plus dans les plans pour diriger le CISSS.

Ce dernier s'était mis sur la sellette en soutenant n'avoir jamais été informé des plaintes des autochtones qui craignaient d'avoir à se rendre à l'hôpital de Saint-Charles-Borromée, près de Joliette. Il avait soutenu qu'une employée avait omis de l'informer, une version démentie par la principale intéressée.

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