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Les commerçants prêts à faire le sacrifice pour se rendre au vaccin

Diane Tremblay | Journal de Québec

Les nouvelles mesures qui entreront en vigueur vendredi pour contrôler l’achalandage dans les magasins sont plutôt bien accueillies tant par les détaillants que les consommateurs de la région de Québec. 

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«C’est sûr que le gouvernement fait tout ce qu’il peut pour abaisser la courbe des cas de COVID-19, alors c’est difficile d’inventer de nouvelles mesures sans contraindre à nouveau un peu plus», a exprimé Jean-Pierre Samson, propriétaire de la boutique TPM Hobby & Collection du centre commercial Place Fleur de Lys, à Québec.    

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Selon la règle du 1 client par 20 mètres carrés qui s’appliquera dans tous les magasins à compter de vendredi, M. Samson n’aura pas le choix de comptabiliser systématiquement les entrées et sorties dans son magasin. 

«On prépare les affiches. On va faire face à la musique. On sait que c’est un dur moment, mais c’est un coup à donner. Tout le monde vit avec des contraintes. Comme commerçant, nous en avons un petit peu plus. Il faut être solidaire dans cette guerre mondiale», a-t-il ajouté.  

Ce dernier estime que les centres commerciaux et les détaillants en général sont bien préparés.  

En moyenne chaque magasin Latulippe compte 4 000 mètres carrés de surface, ce qui signifie qu’ils pourront accueillir 200 clients à la fois, ce qui est suffisant aux yeux de François Latulippe, président et copropriétaire. 

François Latulippe, président et copropriétaire de la chaîne Latulippe, explique que des mesures sévères ont déjà été mises en place dans tous les magasins.

Photo Diane Tremblay

François Latulippe, président et copropriétaire de la chaîne Latulippe, explique que des mesures sévères ont déjà été mises en place dans tous les magasins.

«On a mis en place des mesures très sévères, car la dernière chose qu’on veut, c’est d’avoir une éclosion dans nos magasins», a-t-il fait part.  

Chanceux de pouvoir servir des clients  

Le détaillant spécialisé dans les articles de plein air, de chasse, de pêche et de travail a adopté une série de mesures pour assurer la sécurité des clients et du personnel. À l’intérieur du magasin, on a créé, par exemple, des zones d’attente par département pour éviter la concentration de clients.  

Malgré les nouvelles mesures, M. Latulippe s’estime chanceux de pouvoir continuer à opérer ses magasins surtout lorsqu’il pense à ses amis restaurateurs. Les ventes à l’occasion du Vendredi fou ont été excellentes, dit-il. Le détaillant s’attend toutefois à un mois de décembre un peu plus tranquille, car il constate que bon nombre de clients ont fait leurs achats à l’avance cette année.  

Réactions des consommateurs  

«Il y a toujours des gens qui ne veulent pas comprendre. Le gouvernement sait ce qu’il fait. Si ça permet d’arriver jusqu’au vaccin, ça vaut la peine», ont partagé Mélanie Hamel et Davis Nguen, à la sortie du centre commercial Place Fleur de Lys.  

«Il y a toujours des gens qui ne veulent pas comprendre», affirment Mélanie Hamel et Davis Nguen, à la sortie du centre commercial Place Fleur de Lys.

Photo Diane Tremblay

«Il y a toujours des gens qui ne veulent pas comprendre», affirment Mélanie Hamel et Davis Nguen, à la sortie du centre commercial Place Fleur de Lys.

«Je suis complètement d’accord. On n’a pas assez de protection. Qu’on ajoute des règles, oui, parce qu’on voit une augmentation des cas de COVID. Le vaccin s’en vient, mais il faut se rendre jusque-là», a ajouté Raymonde Voyer qui faisait ses emplettes. 

«Je suis complètement d’accord. On n’a pas assez de protection. Qu’on ajoute des règles, oui, parce qu’on voit une augmentation des cas de COVID», a dit Raymonde Voyer.

Photo Diane Tremblay

«Je suis complètement d’accord. On n’a pas assez de protection. Qu’on ajoute des règles, oui, parce qu’on voit une augmentation des cas de COVID», a dit Raymonde Voyer.

À l’opposé, Patrick Parent était en total désaccord avec les nouvelles mesures annoncées par la ministre de la Sécurité publique. 

«On ne vivra plus. Je trouve ça plate. Il y a d’autres choses à faire que de rester à la maison», a fait part Patrick Parent.

Photo Diane Tremblay

«On ne vivra plus. Je trouve ça plate. Il y a d’autres choses à faire que de rester à la maison», a fait part Patrick Parent.

«On ne vivra plus. Je trouve ça plate. Il y a d’autres choses à faire que de rester à la maison. Ça fait du bien de voir et de jaser avec du monde. Je trouve ça dommage et je trouve ça inquiétant pour l’avenir du Québec. Ça fait longtemps que ça dure. Je ne veux plus en entendre parler. Je n’écoute même plus les nouvelles», a-t-il poursuivi.