/news/coronavirus

Les voyageurs ne doivent pas être traités comme population à haut risque

Agence France-Presse

JOEL LEMAY/AGENCE QMI

Les voyageurs ne doivent pas être considérés comme présentant davantage de risque de transmettre la COVID-19 que les populations locales et doivent donc être soumis aux mêmes règles, selon des recommandations d'agences européennes publiées mercredi.

Celles-ci sont publiées alors que perdurent des restrictions de circulation, notamment par le biais de tests ou de quarantaine obligatoires, qui ont mis à terre le transport aérien.

«Les voyageurs ne doivent pas être considérés comme une population à haut risque ni traités comme des contacts de cas COVID-19, sauf s'ils ont été en contact connu avec un cas positif confirmé», affirment le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC) et l'Agence de la sécurité aérienne (EASA).

Ils doivent au contraire «être traités de la même manière que les résidents locaux», jugent-ils, appelant les gouvernements à prendre en compte ces recommandations dans l'élaboration de leurs politiques.

La prévalence de l'épidémie en Europe et dans de grandes parties du monde fait que les «tests et quarantaines n'ont qu'un impact limité sur la réduction du risque de propagation» du virus, justifient l'ECDC et l'EASA.

«Le dépistage des voyageurs entrant (sur le territoire, NDLR) serait une mesure efficace si les pays parvenaient à contrôler durablement le virus (...). À l'heure actuelle, les cas importés contribuent vraisemblablement peu à la propagation du virus», ajoutent-ils, conseillant aux États de focaliser leurs efforts sur les tests des cas suspects dans leur population.

Ces recommandations «montrent sans équivoque que les quarantaines sont des mesures essentiellement politiques, non fondées sur le risque, qui n'ont aucun rapport avec ce qui est réellement nécessaire pour protéger la santé publique», selon Olivier Jankovec, directeur général de l'organisation d'aéroports ACI Europe, cité dans un communiqué.