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Pas de rassemblements pour honorer la mémoire des victimes de Polytechnique

Elsa Iskander | 24 Heures

Polytechnique Commemoration 20191206

Photo Ben Pelosse

Cette année, en raison de la pandémie, il n’y a aura pas de rassemblements physiques pour commémorer la tragique tuerie de l’École Polytechnique de Montréal survenue le 6 décembre 1989. 

C’est ce qu’a indiqué la mairesse de Montréal, Valérie Plante, mercredi matin, lors de la réunion du comité exécutif.

Des faisceaux lumineux vont quand même éclairer comme d'habitude le mont Royal en souvenir des 14 femmes assassinées, il y a 31 ans. Le tueur avait aussi fait plusieurs blessés.

L’an dernier, lors du triste 30e anniversaire de la tuerie, Montréal avait clairement nommé le caractère antiféministe de l’attentat sur un nouveau panneau commémoratif à la Place du 6-Décembre-1989, un parc du quartier Côte-des-Neiges situé à environ un kilomètre de l’endroit du massacre.

Des vigiles ont lieu régulièrement le 6 décembre, Journée nationale de commémoration et d’action contre la violence faite aux femmes. Cette année, des organismes communautaires ou universitaires à travers le pays organisent des vigiles virtuelles.

Place des Montréalaises

La future Place des Montréalaises rendra aussi hommage aux victimes de la tuerie, ainsi qu’à des pionnières de Montréal. Leurs noms seront inscrits sur une œuvre artistique, ainsi que sur des escaliers.

Située proche de la station de métro Champ-de-Mars, la Place de Montréalaises sera inaugurée en 2025, soit trois ans plus tard que prévu. Les travaux de construction auront lieu entre le printemps 2022 et la fin 2024.

«Le féminicide des 14 victimes de l’École polytechnique le 6 décembre 1989, dont les noms sont gravés ici, et le génocide des femmes et des filles autochtones témoignent notamment des oppressions vécues par les femmes. Une mobilisation concertée et des efforts soutenus sont essentiels afin d’atteindre l’égalité», indiquera un panneau explicatif.

Un autre panneau affichera le nom de sept femmes choisies pour leur contribution à la ville à travers les époques: Myra Cree (1937-2005), Jessie Maxwell-Smith (1920-2000), Agnès Vautier (1896-1976), Ida Roth Steinberg (1885-1942), Idola Saint-Jean (1880-1945), Harriet Brooks (1876-1933), Jeanne Mance (1606-1673).

À proximité, la place Marie-Josèphe Angélique commémorera les personnes noires et autochtones réduites à l’esclavage. Selon la Ville, «il a été possible de dénombrer environ 1500 esclaves ayant vécu à Montréal depuis les origines de la colonie jusqu’à l’abolition, en 1834, de cette pratique inhumaine».

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