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Une travailleuse sociale indispensable à la police de Trois-Rivières

Raphaël Brouillette | TVA Nouvelles

Depuis un an, une travailleuse sociale est installée au quartier général de la police de Trois-Rivières parce que les interventions avec des individus en crise se multipliaient et son expertise était devenue indispensable.

Le bilan de cette collaboration avec le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de la Mauricie-et-du-Centre-du-Québec (CIUSSS MCQ) est positif, selon les autorités policières.

Les statistiques ont de quoi faire réfléchir. Le nombre d'appels reçus par la police de Trois-Rivières concernant des problématiques de santé mentale a presque doublé en quatre ans, passant de 428 en 2015 à 838 en 2019.

L'apport d'une travailleuse sociale était rendu nécessaire. Les résultats sont concluants selon le directeur René Martin. «Ça a aidé à changer nos façons de faire, a-t-il dit. Nos équipes sont mieux préparées lorsqu’ils vont sur le terrain.»

La travailleuse sociale Marylène Ménard fournit des outils et des conseils aux policiers afin d’améliorer leur approche auprès de cas récurrents. Plus d'une centaine de plans d'intervention concernant des individus ont été mis en place.

«Les policiers peuvent consulter un registre et adapter leurs méthodes en fonction de l’individu visé avant de se rendre sur place», a-t-elle dit mercredi à TVA Nouvelles.

La problématique dépasse les limites de Trois-Rivières. Le même type de collaboration avec le CIUSSS MCQ verra bientôt le jour sur les territoires desservis par la Sûreté du Québec en Mauricie.