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15 mois d’emprisonnement pour un sympathisant d'Atalante

Kathleen Frenette | Journal de Québec

Louis Fernandez aurait violemment battu un autre jeune homme dans un bar du quartier Saint-Roch (LvlOp) pour de possibles motifs haineux, selon le SPVQ.

Photo courtoisie

L’homme arrêté en décembre 2018 à la suite d’une violente altercation sauvage et gratuite survenue au bar LvlOp et sur qui les policiers avaient retrouvé un autocollant «du groupe d’extrême droite Atalante» a écopé, jeudi, d’une peine d’emprisonnement de 15 mois. 

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Après le prononcé de la peine, effectué par la juge Réna Émond, l’accusé, Louis Fernandez, 26 ans, a demandé au Tribunal la possibilité de prendre la parole.  

Si, dès le départ, il a réitéré que le geste qu’il avait posé à l’égard de sa victime était «stupide», Fernandez estime qu’il a pris une «dimension politique» alors qu’il ne s’agissait que d’une «erreur de jeunesse».

Louis Fernandez aurait violemment battu un autre jeune homme dans un bar du quartier Saint-Roch (LvlOp) pour de possibles motifs haineux, selon le SPVQ.

Photo courtoisie

«Je suis persuadé de militer pour le bien. Je ne suis pas raciste. Je suis fils d’immigrant. Ce n’est toutefois pas pour cette raison que je ne suis pas raciste, mais bien parce que je pense que tous les peuples ont le droit de s’épanouir», a-t-il dit en ajoutant ne pas «croire que la sentence aura sur lui un effet dissuasif».  

«Je reste persuadé que je suis dans la bonne voie avec mon militantisme. Je milite pour mon identité, mais j’aime toutes les identités», a-t-il conclu. 

La présidente du Tribunal l’a alors invité à relire le jugement qu’elle venait de rendre, pour qu’il saisisse bien «chacune des nuances» qui s’y trouvent.  

En plus de la peine d’emprisonnement, Fernandez devra s’astreindre à une période de probation de trois ans au sortir de détention.   

Agression sauvage  

Rappelons que le jour de l’agression, Fernandez est entré au bar de la rue Saint-Joseph au petit matin et qu’il s’est dirigé vers le groupe où se trouvait la victime. 

L’accusé, cheveux rasé et vêtu de bottes noires et de vêtements de style paramilitaire lui a alors demandé, deux fois plutôt qu’une, s’il était un antifa. 

Après ce premier contact, la victime a été «encerclée» par l’accusé et ses amis qui lui ont assené plusieurs coups.  

Dans sa décision, la juge Émond a d’ailleurs rappelé que la victime garde, encore aujourd’hui, des séquelles de l’agression et qu’elle vit désormais avec un choc post-traumatique.