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Écoles illégales: des ex-juifs hassidiques déboutés

Agence QMI

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Paul - stock.adobe.com

Un couple d’ex-juifs hassidiques, Yochonon Lowen et Clara Wasserstein, qui poursuivait le gouvernement du Québec parce qu’il estimait avoir été abandonné dans des écoles illégales de Boisbriand, a perdu sa cause en Cour supérieure.

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Le juge Martin Castonguay vient de rejeter la demande en justice des Lowen-Wasserstein, qui ont quitté la communauté Tash de Boisbriand, dans les Laurentides, en 2007. Ils ont fréquenté les établissements de leur ancienne communauté à la fin des années 1980 et au début des années 1990.

Ils avaient plaidé avoir reçu une éducation les ayant rendus «complètement démunis pour fonctionner dans la société en général, que ce soit en matière linguistique, géographique, scientifique», peut-on lire dans le jugement de 37 pages rendu jeudi.

Le couple poursuivait le gouvernement, mais aussi plusieurs institutions juives hassidiques, comme le Grand Séminaire rabbinique de Montréal, le Collège rabbinique de Montréal Oir Hachaim D’Tash et l’Académie des jeunes filles Beth Tziril.

Leur demande pour jugement déclaratoire visait à déclarer que le gouvernement du Québec et la Commission scolaire de la Seigneurie-des-Mille-Îles, en tolérant que les enfants de la communauté Tash fréquentent des écoles illégales, contreviennent à leurs obligations en vertu des mêmes lois et chartes.

Les demandeurs cherchaient aussi, à travers leur demande pour jugement déclaratoire, à déclarer que les écoles administrées par la communauté hassidique Tash de Boisbriand opèrent en violation de la Loi sur l’instruction publique, de la Loi sur l’enseignement privé, de la Charte de la langue française et de la Charte des droits et libertés de la personne.

La communauté hassidique Tash de Boisbriand compte 3000 personnes. Comme les six autres communautés hassidiques présentes au Québec, celle de Boisbriand compte sur des établissements qui délivrent principalement un enseignement religieux.