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La santé mentale des Québécois continue de se détériorer

Agence QMI

La majorité des Québécois se dit préoccupée par la deuxième vague de la COVID-19 qui a fait se détériorer leur santé mentale et amplifié les sentiments de stress et d’anxiété parmi la population, selon une étude.

L’enquête de surveillance nationale sur les conséquences de la COVID-19 pour la santé mentale révèle que 58 % des Québécois craignent de voir un membre de leur famille mourir, alors qu’à peine 8 % d’entre eux se sentent optimistes.

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Selon les résultats de l’étude dévoilés jeudi par l’Association canadienne pour la santé mentale (ACSM) en collaboration avec l’Université de la Colombie-Britannique (UBC), 32 % des Québécois font été d’une nette détérioration de leur santé mentale depuis mars.

«Le froid, l’incertitude, l’érosion des réseaux de soutien social et les restrictions quant aux rassemblements pendant les Fêtes surviennent alors que les gens sont déjà anxieux, découragés et inquiets que les choses empirent», s’est inquiétée dans un communiqué Margaret Eaton, cheffe de la direction nationale de l’ACSM.

Pour composer avec la crise, environ 21 % de Québécois disent recourir davantage à l’alcool, alors que certains ont augmenté leur consommation de médicaments d’ordonnance (7 %) ou de cannabis (6 %).

L’augmentation marquée du taux de suicide cet automne suscite particulièrement de l’inquiétude. À l’échelle du pays, 1 personne sur 10 a eu des pensées suicidaires, alors que le taux était de 6 % avant la pandémie.

«Nous constatons une relation directe entre les facteurs de stress sociaux et le déclin de la santé mentale», a affirmé Emily Jenkins, professeure en sciences infirmières à l’UBC et experte en santé mentale et usage de substances.

Au Québec, les besoins en santé mentale sont criants en contexte de pandémie, selon le constat de l’ACSM qui interpelle à ce propos les pouvoirs publics à agir pour faciliter l’accès au système de santé mentale.

«Le gouvernement du Québec doit bien concerter les actions et le financement des services en santé mentale offerts dans la communauté pour que la population reçoive l’aide dont elle a besoin rapidement», a ajouté Geneviève Fecteau, directrice générale de l’ACSM-Division du Québec.